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L’ancien prêtre David Norton condamné à neuf ans de prison pour abus sexuels sur des mineurs

Un homme.

L'ancien prêtre et professeur d'université David Norton, accusé d'agression sexuelle envers des mineurs.

Photo : Radio-Canada / Kate Dubinski

CBC

La juge Lynda Templeton a condamné l'ancien prêtre anglican à neuf ans de prison pour avoir sexuellement abusé de quatre garçons natifs de la Première Nation des Chippewas de la Thames dans les années 70 et 80.

M. Norton a été reconnu coupable de trois chefs d’accusation d’attentat à la pudeur et un d’agression sexuelle.

L’ancien prêtre sert déjà une peine de quatre ans à la suite d'une condamnation antérieure pour attouchements sexuels sur un cinquième garçon. La peine d’aujourd’hui s’ajoute à celle-ci.

Avant de rendre sa décision, la juge Templeton a souligné que l’accusé avait prétendu être un homme d’Église, mais qu’il avait agi d’une manière opposée au message de la chrétienté.

Le nom de l’ex-prêtre sera aussi placé au registre des délinquants sexuels. L’homme sera d’ailleurs banni de la Première Nation des Chippewas de la Thames et des endroits où pourraient se trouver des enfants, tels que des parcs et des piscines publiques.

Les victimes s'expriment

Dans une déclaration à la cour, les quatre hommes dont M. Norton a abusé ont raconté que toute leur vie, ils ont souffert de toxicomanie, de tendances suicidaires, de traumatisme et de troubles émotionnels.

Selon eux, toutes ces difficultés sont liées à l’abus dont ils ont été victimes aux mains de celui qui était le prêtre de leur Première Nation.

À l’automne 2018, les quatre victimes ont témoigné des agressions qu’elles ont subies. Elles ont raconté que le prêtre organisait des soirées durant lesquelles les jeunes dormaient chez lui. Les préadolescents se réveillaient, le matin, avec une substance gluante sur le corps. Plus tard, ils ont compris qu'il s'agissait de sperme.

M. Norton a nié ces allégations, mais la juge Templeton a affirmé que sa défense semblait fausse.

L’homme était un professeur respecté du King’s College de London avant d'être accusé pour la première fois en 2015.

Windsor

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