•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L’avez-vous vu? Un robot nettoyeur de toilettes et un bébé T-rex dévoilé

Alain Labelle

Le tout premier robot nettoyeur de toilettes au monde arrive sur les tablettes et des paléontologues présentent la reconstruction la plus détaillée à ce jour d'un bébé T-rex. Voici quelques nouvelles que vous auriez pu manquer cette semaine.

1. Giddel, le robot nettoyeur de cuvettes

Le robot Giddel au travail.Le robot Giddel au travail. Photo : Altan Robotech

L’une des tâches les moins appréciées à la maison est certainement le nettoyage de la toilette. Vous pourriez peut-être y échapper, puisque l’entreprise Altan Robotech a créé le tout premier robot spécialisé dans cette tâche désagréable.

Giddel est fabriqué en plastique antimicrobien et est muni d’un bras télescopique qui le maintient hors de l'eau pendant le lavage. Il nettoie sans éclaboussures.

Il est conçu pour s'adapter à l'intérieur de n'importe quelle cuvette de toilette standard. Sa technologie permet de cartographier différentes formes de cuvettes, rondes ou allongées.

Sa brosse atteint ainsi tous les endroits qui doivent être nettoyés.

Son prix d’achat est de 465 dollars canadiens, mais l’entreprise offre actuellement un rabais de lancement de 100 $.


2. Une bien drôle d’araignée à la surface de Mars

La photo prise à 4000 m d’altitude montre une série de traînées produites par des centaines, voire de milliers de tourbillons de poussière. La photo prise à 4000 m d’altitude montre une série de traînées produites par des centaines, voire de milliers de tourbillons de poussière. Photo : ESA/Roscosmos/CaSSIS

L'orbiteur TGO de l’Agence spatiale européenne a obtenu une bien drôle d’image le 8 février dernier lorsqu’il a survolé la région Terra Sabaea proche de l’équateur martien.

Ces minitornades sont courantes sur la planète voisine de la Terre. Elles sont liées à la remontée brusque, et en rotation, d’air chaud. Elles se déroulent généralement lors d'après-midis relativement chauds sur Mars. Elles montent très haut, parfois jusqu'à 10 km d’altitude, et la vitesse des vents peut dépasser 100 km/h.

De telles colonnes de poussière ont déjà été captées par d’autres orbiteurs comme Mars Odyssey et Mars Reconnaissance, mais aussi par les robots atterrisseurs Spirit, Opportunity et Curiosity qui les ont même filmées dans le feu de l’action. C’est toutefois la première fois qu’une image expose une telle densité de colonnes de poussière avec un motif si particulier.

Elles ont été ici représentées en fausse couleur (en bleu violet), alors qu’en réalité leur couleur est plutôt rouge foncé.


3. Voici à quoi ressemblait un bébé T-rex

Il peut être difficile de placer dans la même phrase les mots Tyrannosaurus rex (T-rex) et mignon, puisque cet animal du Crétacé est reconnu comme l’un des prédateurs les plus féroces à avoir foulé la surface terrestre.

Pourtant, la récente reconstruction d’un bébé la plus détaillée à ce jour réalisée dans le cadre d’une exposition présentée au musée américain d'histoire naturelle à New York, permet d’y arriver.

Elle montre une petite boule de duvet d’à peu près la taille d'une dinde plutôt maigre, avec des bras plus longs en proportion de leur corps que les adultes.

Il faut savoir qu’au cours de sa croissance rapide, la jeune bête prenait quotidiennement environ 3 kg, et ce, pendant 13 ans. Devenu adulte, le T-rex pouvait atteindre 4 mètres de haut, 13 mètres de long, et peser jusqu’à 8000 kg.


4. Des objets lévitent grâce à la lumière

Illustration conceptuelle d’un objet aux motifs nanométriques se réorientant pour rester dans un faisceau de lumière.Illustration conceptuelle d’un objet aux motifs nanométriques se réorientant pour rester dans un faisceau de lumière. Photo : CALTECH

Des chercheurs américains ont trouvé une façon de faire léviter et propulser des objets en utilisant uniquement de la lumière. Comment? En créant des motifs nanométriques à la surface d’objets eux-mêmes macroscopiques.

Ce modelage nanométrique pourrait permettre une manipulation précise des objets à de nombreuses échelles.

En théorie, donc, cette percée constitue un pas de plus vers la mise au point d'un engin spatial alimenté et accéléré uniquement par la lumière qui pourrait atteindre la planète la plus proche en dehors de notre Système solaire en 20 ans.

De plus, les chercheurs pensent que leur technologie pourrait être utile sur Terre pour fabriquer des objets de plus en plus petits, comme des circuits imprimés.


5. Les ours malais s’imitent pour se comprendre

Un ours malais pensionnaire d'un centre de conservation situé en Malaisie. Un ours malais pensionnaire d'un centre de conservation situé en Malaisie. Photo : Radio-Canada / Melanie Julien

Les plus petits ours de la planète, les ours malais, copient les expressions faciales de leurs congénères pour communiquer entre eux.

Des zoologistes britanniques de l'Université de Portsmouth ont étudié les interactions de 22 ours pensionnaires d’un centre de conservation situé sur l'île de Bornéo, en Malaisie, pour s’apercevoir que ces ours reproduisent les expressions de leurs camarades de jeu dans l’objectif de communiquer.

L'imitation exacte des expressions faciales des autres est l'un des fondements de la communication humaine. « D'autres primates et chiens sont connus pour s'imiter les uns les autres, mais seuls les grands singes et les humains étaient auparavant connus pour montrer une telle complexité dans leur mimétisme facial », explique Marina Davila-Ross, responsable de l’étude qui montre le phénomène pour la première fois chez l’ours.

Ces imitations leur permettraient de renforcer leurs liens sociaux, mais aussi de déterminer l’intensité de leurs échanges.


6. Le terrible sort des hommes ibériques

Les restes des mariés de Castillejo de Bonete : il était yamnaya et elle était ibérique.Les restes des mariés de Castillejo de Bonete : il était yamnaya et elle était ibérique. Photo : Luis Benítez de Lugo Enrich y José Luis Fuentes Sánchez

Il y a 4500 ans, l’héritage génétique des hommes de la péninsule ibérique a été complètement décimé par un peuple barbare : les Yamnayas, un groupe de bergers nomades en provenance du territoire russe actuel.

Pour l’établir, une équipe de généticiens étrangers a analysé l'ensemble du génome ancien de 271 individus dont les restes ont été mis au jour dans la péninsule ibérique.

Cette analyse montre le remplacement de 40 % de l'ascendance ibérique et de presque 100 % de ses chromosomes Y à cette période.

L'arrivée des Yamnayas a ainsi entraîné la disparition complète des lignées masculines locales, mais le patrimoine génétique des femmes a été préservé.

Les Espagnols de l’époque ont-ils été massacrés ou frappés par la maladie? Les nouveaux arrivants présentaient-ils un avantage reproductif? Aucune hypothèse ne permet de l’établir clairement, mais une chose est certaine : les Yamnayas se sont reproduits prioritairement avec les femmes locales, diminuant de façon draconienne l’apport génétique de leurs anciens partenaires.

Avant d’atteindre l’ouest et le sud de l’Europe, le peuple barbare avait atteint le nord du continent. D’ailleurs, un phénomène génétique semblable a été remarqué en Grande-Bretagne.

Selon les chercheurs, aucune autre invasion n'a eu d'impact génétique aussi fort que celle des Yamnayas dans la péninsule Ibérique. Ce groupe serait, selon les chercheurs, l’un des principaux peuples ascendants des Européens actuels.


7. Des arrivées et départs d’avions qui causent des précipitations

L'aile d'un avion dans les nuages.L'aile d'un avion dans les nuages. Photo : iStock

Des scientifiques de l’Institut météorologique finlandais ont analysé 11 ans d'images radar captées dans le ciel d’Helsinki pour constater que certaines précipitations de neige se concentrent sur une bande alignée aux pistes de l'aéroport voisin.

Ces bandes peuvent atteindre des dizaines de kilomètres et sont très étroites. Les précipitations y étaient 6 à 14 fois plus intenses que les précipitations environnantes.

C’est en comparant les données du trafic aérien que les chercheurs ont constaté que dans la plupart des cas, des avions étaient passés à une distance de 2 à 10 km de ces bandes de précipitations accrues.

Ces bandes seraient donc associées au passage des avions à travers des nuages constitués de gouttelettes en surfusion demeurées liquides, même si la température se trouvait sous zéro. C’est la diminution brutale de pression créée par les ailes des avions qui ferait baisser localement la température et déclencherait la cristallisation des gouttelettes et leur agrégation en flocons de neige de plus en plus gros, amplifiant même les précipitations préexistantes.


Science