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Le gouvernement Ford finance la phase 2 du train léger d'Ottawa

Un homme bien portant devant une tribune
Le premier ministre de l'Ontario a confirmé que son gouvernement contribuera 1,2 milliard de dollars à la construction de la phase 2 du train léger d'Ottawa. Photo: Radio-Canada / Laurie Trudel
Angie Bonenfant

Le maire d'Ottawa, Jim Watson, était tout sourire lorsque le premier ministre Doug Ford s'est finalement engagé, vendredi, à financer la phase 2 du train léger à la hauteur de 1,2 milliard de dollars.

Il était heureux et, surtout, soulagé, parce que depuis que le gouvernement progressiste-conservateur a pris le pouvoir, en juin, le maire Watson n'avait pas reçu de garantie de financement. Le gouvernement précédent, dirigé par la libérale Kathleen Wynne, lui avait promis, en 2016, de verser le même montant d'argent.

En conférence de presse, le maire Watson a dit qu'il était tout de même confiant dans ses chances d'obtenir ce financement. La Municipalité a octroyé les premiers contrats pour la phase 2 dans les dernières semaines sans avoir la confirmation de M. Ford.

Je n'ai jamais eu de doutes.

Jim Watson, maire d'Ottawa

J'avais parlé au premier ministre Doug Ford quand il était un candidat, il y a un an, dans mon bureau. Il avait clairement dit qu'il appuie ce projet à 100 %, a rapporté le maire. Nous avons entrepris des négociations, au cours des trois ou quatre derniers mois, avec son cabinet et le ministre des Transports. Et aujourd'hui, nous avons des résultats très positifs.

Maintenant que le financement fédéral et provincial est garanti, M. Watson veut se concentrer sur la phase 3 du train léger, qui étendra le réseau jusqu'aux secteurs de Barhaven, Kanata et Stittville.

Et bonne nouvelle, le premier ministre Ford n'a pas fermé la porte à un nouveau financement. Je suis toujours attaché à la qualité des transports, mais j’ai une idée : pourquoi ne pas terminer la phase 2 du projet avant d’aller de l’avant? a-t-il répondu prudemment lorsque questionné sur le sujet.

Je demeure toutefois très engagé au maire, à son conseil et encore plus important, à la population de la région d’Ottawa, a-t-il ajouté, laissant entendre qu'il n'était pas fermé à cette idée.

Les deux hommes devant un micro.Le maire Jim Watson, en compagnie du premier ministre Doug Ford) a dit qu'il a confiance dans le processus qui a mené SNC-Lavalin à obtenir un contrat de 1,6 milliard de dollars pour la construction de la phase 2 du train léger d'Ottawa. Photo : Radio-Canada / Laurie Trudel

SNC Lavalin

Le maire Watson a dû répondre à plusieurs questions entourant le contrat de 1,6 milliard de dollars que la Ville a accordé, le 6 mars dernier, à SNC Lavalin pour le prolongement de la ligne Trillium. Une enquête de CBC a révélé que l'entreprise montréalaise a obtenu le contrat même si elle n'a pas atteint la note technique minimum requise, qui est établie à 70 %.

Une précédente version de ce texte chiffrait à 16 milliards de dollars le contrat octroyé à SNC-Lavalin. C'est plutôt 1,6 milliard de dollars.

Je ne suis pas un expert sur ce dossier, c'est la raison pour laquelle nous avons fait affaire avec de bons avocats et des gens qui ont cette spécialisation, a réagi M. Watson.

Tout d'abord, j'ai complètement confiance dans le processus, qui est la responsabilité du directeur municipal, Steve Kanellakos. Deuxièmement, ça suit les recommandations d'un commissaire spécial à l'équité, Oliver Grant. Et troisièmement, nous avions obtenu le meilleur prix pour les résidents et les contribuables de la ville d'Ottawa, a-t-il ajouté.

Ce que les gens doivent comprendre c'est que tout le dossier a été suivi par un parti indépendant. Si le processus déraille, c'est la responsabilité de cette personne de lever la main, d'arrêter le processus et de m'en parler, est intervenu M. Kanellakos. Cela ne s'est jamais produit. Le processus est solide. J'ai une confiance totale.

SNC-Lavalin est passée au travers d'un processus qui était très rigoureux, dans lequel il y a eu la participation d'une centaine d'ingénieurs et d'employés à la technique.

Steve Kanellakos, directeur municipal d'Ottawa

L'entreprise SNC-Lavalin, qui est au centre d’une controverse impliquant le gouvernement de Justin Trudeau, est aussi l’une des partenaires du consortium qui réalise en ce moment les travaux de la première phase de la ligne de la Confédération à Ottawa. La livraison de la ligne, maintenant prévue pour la fin juin 2019, a été repoussée trois fois jusqu’ici.

Ottawa-Gatineau

Politique municipale