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Un père condamné à 3 ans de prison pour avoir secoué son enfant

Affiche du palais de justice de Québec

Palais de justice de Québec

Photo : Radio-Canada

Yannick Bergeron

Un résident de Lévis âgé de 30 ans est condamné à 3 ans de prison pour avoir maltraité son enfant naissant, allant même jusqu'à lui infliger une fracture du crâne.

Le premier épisode de violence est survenu en décembre 2016, alors que le père a serré le visage du garçon, âgé de 11 semaines, en plus de le gifler.

Une intervenante de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) qui assurait un suivi auprès du père monoparental a remarqué le lendemain des ecchymoses au visage du poupon.

Après cet événement, le père a été accusé de voies de fait et ne devait plus se trouver seul en présence de son fils, dont la garde a été confiée à la grand-mère.

Au mois de mars, le père demeurait chez sa mère avec son nouveau-né maintenant âgé de cinq mois.

Bébé secoué

Alors que la grand-mère déneigeait le patio, le père a donné le boire dans la cuisine et a laissé tomber l'enfant sur le comptoir.

Plus tard en soirée, alors que le bébé était en pleurs, le père l'a pris dans la couchette pour ensuite le secouer violemment avant de le recoucher.

Lors d'une visite de routine prévue le lendemain, le personnel hospitalier a constaté l'état lamentable de l'enfant avant de le transférer d'urgence au CHUL où il a séjourné cinq jours.

Les médecins lui ont diagnostiqué une fracture du crâne et un traumatisme crânien, de cause non accidentelle.

Le père a par la suite avoué aux policiers avoir perdu patience avec son poupon, dans un épisode dépressif.

Peine

La juge Hélène Bouillon a écarté la suggestion de l'avocate du père qui lui suggérait d'imposer trois mois de prison, pour ses crimes.

La juge a retenu que l'homme a refusé l'aide offerte par la DPJ pour lui donner un répit, à la suite du premier événement.

« Il s'agit d'un tout petit bébé vulnérable », a noté la juge Bouillon avant d'imposer trois ans de détention au père, soit le minimum réclamé par la Couronne.

Le père a reçu sa peine sans broncher alors que sa mère - la grand-mère de la victime - éclatait en sanglots dans la salle d'audience.

Le bambin vit maintenant dans une famille d'accueil.

Séquelles

Son développement moteur et son tonus montrent un retard par rapport aux enfants de son âge, mais il est difficile d'établir un lien direct avec les agressions, a noté la juge.

Les médecins n'ont pas été en mesure de se prononcer sur les séquelles qui pourraient l'affliger à long terme.

Québec

Justice et faits divers