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Solidarité pour l’infirmière agressée à l’hôpital Dr-Georges-L.-Dumont

Gros plan sur une boucle mauve et un logo syndical sur la veste d'un employé
Des employés d'hôpitaux, particulièrement dans la région de Moncton, portent le ruban mauve par solidarité pour l'infirmière agressée à l'hôpital Dr-Georges-L.-Dumont. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Un mouvement de solidarité se répand dans des hôpitaux au Nouveau-Brunswick à la suite de la violente agression subie récemment par une infirmière à l'hôpital Dr-Georges-L.-Dumont, à Moncton.

Des employés portent un ruban violet qui signifie que la violence en milieu de travail est inacceptable, indique Norbert Robichaud, représentant syndical à l’hôpital Dr-Georges-L.-Dumont.

On avait besoin de montrer un geste, de faire quelque chose pour dire qu’on est solidaire avec la personne qui a été victime d’agression. Habituellement, des gestes comme ça, ça vient du leadership, mais cette fois-ci, ce sont les membres eux autres mêmes qui ont [lancé] ce mouvement. [...] On est des soignants. On entre travailler. On fait du mieux qu’on peut avec les moyens qu’on a présentement. Oui, vous avez le droit d’être parfois insatisfait, mais la violence, non; verbale, physique, non, explique Norbert Robichaud.

Ça fait vraiment du bien au cœur de sentir que les gens quand même ont [de la compassion] et qu’ils veulent notre bien-être, peu importe dans quelle situation on est.

Norma Melanson, mère de la victime

Une infirmière gestionnaire a été sauvagement agressée par un homme, le 11 mars. La victime a été rouée de coups.

Norma Melanson, mère de la victime, elle-même infirmière à la retraite, est allée visiter sa fille dimanche dernier pour la première fois depuis l’agression. Elle n’y était pas allée plus tôt sur la recommandation de proches et d’intervenants qui voulaient lui épargner une scène douloureuse.

Il a arraché des cheveux de chaque côté de sa tête. Tu vois la peau. Ce n’est pas beau à voir. Ç’a été le premier coup, deux poignées de cheveux qu’on a arrachés, déplore Norma Melanson.

Norma Melanson photographiée dans son domicileNorma Melanson porte le ruban mauve pour sa fille. « C’est de sensibiliser les gens autour pour nous dire en tout cas qu’il y a eu un geste violent. » Photo : Radio-Canada / Wildinette Paul

Puis, c’est pitoyable de voir comment elle a mal à la tête. Elle a des lunettes qui sont sombres parce que la lumière la dérange beaucoup, mais elle n’a jamais enlevé les lunettes parce qu’elle ne voulait pas que je voie les cicatrices et les séquelles. Ensuite, le nez aussi qui est dévié, ajoute Mme Melanson.

Je suis sortie de chez elle et j’ai pleuré comme une Madeleine.

Norma Melanson, mère de l'infirmière agressée

Le fait que des gens portent le ruban mauve apporte un certain réconfort à sa fille. Elle est contente que le ruban soit sorti en guise de solidarité. En dirait qu’elle a une lueur d’espoir, même si c’est long, souligne Norma Melanson.

Les policiers ont arrêté un suspect, un homme de 69 ans d'Acadieville, qui doit comparaître en cour le 4 juin.

Nouveau-Brunswick

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