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Toronto fait volte-face et retire ses autobus Nova de la circulation

Photo d'un autobus municipal rouge et blanc
Un des nouveaux autobus hybrides Nova Bus à Toronto Photo: Commission de transport de Toronto (CTT)
Radio-Canada

Après Montréal, Québec et plusieurs autres villes québécoises, c'est au tour de Toronto d'immobiliser, vendredi, ses autobus hybrides fabriqués par Nova Bus par « mesure de précaution », en raison d'un problème potentiel de servodirection.

Au Québec, environ 500 autobus Nova ont été retirés de la circulation un peu partout dans la province.

Un connecteur qui est sous le véhicule peut être vulnérable à des infiltrations d’eau, menant à une perte possible de contact et de direction assistée, en cas de corrosion.

Toronto a 116 de ces autobus. Après avoir été contactée par Radio-Canada vendredi matin, la Commission de transport (CTT) a indiqué que les véhicules seraient inspectés au cours des prochaines semaines, mais qu'aucun d'eux ne serait retiré de la circulation en attendant. Aucun des autobus n'a eu de problème de rendement et nous n'avons aucune préoccupation quant à leur sécurité, étant donné qu'ils sont tellement neufs, a affirmé le porte-parole Stuart Green.

La CTT a changé son fusil d'épaule en après-midi.

Même si rien n'indique que notre parc [d'autobus] est touché, la CTT retire par mesure de précaution tous les autobus visés qui étaient en service aujourd'hui pour faire des inspections complètes. L'inspection de tous les autobus doit être terminée ce week-end.

Stuart Green, porte-parole de la CTT

Les autobus ne retourneront en circulation qu'une fois inspectés et jugés sécuritaires, ajoute M. Green, qui indique que la CTT dispose de suffisamment d'autres modèles d'autobus pour ne pas qu'il y ait d'impact sur le service offert aux usagers.

Le problème potentiel de servodirection touche les autobus hybrides de Nova Bus qui ont été livrés de 2016 à 2019. Nova insiste sur l’importance d’inspecter ces autobus par mesure de sécurité.

Marc-André Varin, directeur général de l'Association du transport urbain du Québec, affirme que cette inspection prend de 30 à 40 minutes par véhicule.

Une procédure a été identifiée pour pouvoir isoler le fil en question, dit-il, et l’amener à l’intérieur du véhicule plutôt qu'il soit sous le véhicule et bien le sceller si on veut. C’est une solution temporaire, y’a des changements de pièces qui vont être prévus par Nova Bus. On devrait recevoir des kits de remplacement à ce moment-là qui sont également considérés pour la solution à long terme.

Plainte du syndicat

Avant la volte-face de la CTT, John Di Nino, le président du syndicat ATU Canada qui représente les employés de la Commission, avait dit à Radio-Canada ne pas comprendre pourquoi Toronto n'avait pas immobilisé temporairement ses autobus hybrides de Nova comme au Québec.

C'est complètement inacceptable.

John Di Nino, président du syndicat ATU

Pour lui, la CTT ne prenait pas toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité des chauffeurs et des usagers. S'il y a un problème et un risque pour les usagers, dit-il, tous les autobus devraient être retirés de la circulation tant et aussi longtemps que la sécurité de ces véhicules ne sera pas assurée.

Les autobus Nova visés représentent environ 5 % du parc d'autobus de la CTT.

De son côté, l'agence ontarienne Metrolinx indique qu'aucun des autobus qu'elle a achetés de Nova pour des villes de la province comme Barrie, Welland, Hamilton, Kingston, North Bay et Windsor n'est du modèle touché par le problème possible de servodirection. Même son de cloche dans la région de York.

Sudbury n'est pas touché non plus. Tous nos autobus sont des Nova Bus. Nous en avons qui datent de 2005 à 2018, mais nous n’avons pas d’autobus hybride, explique Bruno Lafortune du Transit du Grand Sudbury.

Toronto

Transport en commun