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Les chefs autochtones yukonnais se réjouissent de l’effacement des dettes

Trois hommes tiennent au bout de leur bras des copies d'un document sur une scène éclairée.

Le conseil de la Première Nation de Kwanlin Dun a signé son entente d'autonomie gouvernementale en 2005. Sur la photo, le représentant fédéral Andy Scott, le chef Mike Smith et le premier ministre du Yukon de l'époque Dennis Fentie.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

En réunion à Whitehorse, les chefs des Premières Nations du Yukon ont réagi positivement à l'annonce d'Ottawa d'effacer les dettes encourues et rembourser les prêts engendrés par la négociation de revendications territoriales.

La mesure contenue dans le plus récent budget fédéral prévoit, pour ce faire, 1,4 milliard de dollars sur sept ans à l'échelle du Canada, notamment pour rembourser les frais d'avocats.

En effet, un grand nombre de Premières Nations se sont endettées pour des millions de dollars au fil des ans en négociant leurs ententes de revendications.

Le conseil de la Première Nation de Champagne et d'Aishihik, au Yukon, a dû débourser plus de 10 millions de dollars pour obtenir son entente d’autonomie gouvernementale signée en 1993.

Un homme sourit devant une oeuvre autochtone sur un mur.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Steve Smith est chef du conseil de la Première Nation Champagne et Aishihik.

Photo : Radio-Canada / Mike Rudyk

Les comptables tentent maintenant de déterminer, à partir de ce qu’on a payé, combien de revenus ont potentiellement été perdus depuis 1989 ou 1995 pour Champagne et Aishihik.

Steve Smith, chef du conseil de la Première Nation de Champagne et Aishihik

De son côté, le conseil de la Première Nation de Kwanlin Dun vient tout juste de rembourser son prêt. La chef Doris Bill se réjouit donc qu’Ottawa ait l’intention de rembourser ce qui a déjà été payé.

Une femme sourit devant une oeuvre d'art autochtone sur un mur.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Doris Bill est chef du conseil de la Première Nation Kwanlin Dun à Whitehorse depuis 2014.

Photo : Radio-Canada / Philippe Morin

Pour nous, ça signifie que nous pourrions possiblement accomplir nombre de projets que nous envisagions depuis longtemps, ou alors placer [l’argent] dans un fonds, mais cette discussion doit avoir lieu avec nos membres, si la mesure se concrétise.

Doris Bill, chef du conseil de la Première Nation de Kwanlin Dun

La chef Doris Bill reconnaît qu’Ottawa traverse présentement une période difficile et se préoccupe de certaines lois à l’étude, comme celle sur le bien-être des enfants autochtones, mais elle espère néanmoins que la promesse sera tenue.

Reprise des négociations

Pour la Première Nation de Taku River Tlingit, du village d'Atlin, en Colombie-Britannique, à la frontière du Yukon, l’annonce signifie une reprise des négociations.

Le conseil a dû abandonner son processus de négociation en 2017 après 25 ans de travaux en raison des dettes encourues.

Le porte-parole de la Première Nation, John Ward, affirme qu’il en coûtait 500 000 $ par année en frais d’avocats.

Les gens en ont eu assez de s’endetter sans voir de progrès à la table des négociations.

John Ward, porte-parole du conseil de la Première Nation de Taku River Tlingit

John Ward affirme qu’il faudra un peu de temps pour reprendre les négociations. Il faut consulter de nouveau les différents clans pour connaître leurs positions, mais il n'est pas question de se lancer dans une négociation étalée sur plusieurs décennies.

D’après les informations de CBC/Mike Rudyk

Grand-Nord

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