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L’unique équipe féminine d’une ligue de hockey de garçons remporte le championnat

L'équipe féminine des Habs de La Broquerie.

L'équipe féminine des Habs de La Broquerie est composée de joueuses de 11 et 12 ans.

Photo : Rémi Lepage

Radio-Canada

L'équipe féminine des Habs de La Broquerie au Manitoba a remporté le championnat de Peewee C face aux Clippers de Niverville/Sainte-Agathe cette semaine. Pour leur entraîneur, Patrick Tétrault, c'est encourageant pour l'avenir du hockey féminin dans les petites ligues.

Avec une équipe qui affiche 13 victoires pour deux défaites, Patrick Tétrault a de quoi être ravi : « Elles savent jouer en équipe et se sont bien améliorées dans l’année. »

Il ajoute que l’avantage d’une équipe à ce niveau est de pouvoir mélanger des débutantes avec des joueuses à fort potentiel.

« On a eu une demande de plus en plus grande pour le hockey féminin ces dernières années. À La Broquerie, on a eu grande demande en 2013 », dit-il.

Il est possible de faire jouer depuis sept ans des équipes féminines dans la catégorie Atom C de la ligue Eastman. Ses joueuses, âgées de 11 à 12 ans, ne peuvent pratiquer dans la ligue que depuis quatre ans.

L'entraîneur a dû insister pour inscrire ses joueuses dans la catégorie Peewee C, composée jusque là de garçons.

« Au début, on a eu le sentiment qu’on pouvait participer du moment où on ne gagnait pas », reconnaît Patrick Tétrault. Mais cela était sans compter sur la détermination de ses jeunes athlètes.

Quand les filles ont commencé à gagner, ils étaient surpris. Il y en a certainement qui n’ont pas apprécié perdre contre une équipe de filles.

Patrick Tétrault, entraîneur

Il précise néanmoins que « Hockey Manitoba et le Hockey Canada font beaucoup de démarches et de règlements pour inviter les filles à jouer ».

M. Tétrault s’inquiète malgré tout que ses meilleures joueuses ne puissent avoir d’avenir à La Broquerie lorsqu’elles arriveront au niveau supérieur, en catégorie bantam. Leur seule option sera alors de jouer à Winnipeg où il existe une ligue féminine de ce niveau-là.

Selon lui, si les filles peuvent se mesurer aux garçons sans problème, cela devient plus difficile dès lors que les contacts sont autorisés.

Il espère que les discussions sur les réglementations permettent d’enlever les contacts pour permettre à ses filles de jouer au niveau bantam dans une ligue près de chez elle.

Manitoba

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