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L’Amérique francophone se branche sur la Dictée Gabrielle-Roy

Une femme lit un livre assise à un bureau.

Pour la deuxième Dictée Gabrielle-Roy, c'est la sénatrice Maria Chaput qui a lu un texte de l'auteure franco-manitobaine née à Saint-Boniface.

Photo : Radio-Canada / Daniel Gagné

Pierre Verrière

La Maison Gabrielle-Roy, l'Alliance française du Manitoba et la Bibliothèque Gabrielle-Roy, de Québec, présentent la deuxième Dictée Gabrielle-Roy, qui a été présentée jeudi à l'Université de Saint-Boniface, à Winnipeg. Retransmise en direct, elle a été suivie par plusieurs centaines de personnes qui ont découvert ensemble un texte de l'auteure franco-manitobaine, lu par l'ancienne sénatrice Maria Chaput.

Cette année, en plus du Canada, la dictée a été suivie aux États-Unis et au Mexique.

Pour Alan Nobili, directeur de l'Alliance française du Manitoba, c'est avant tout l'occasion de faire rayonner la culture franco-manitobaine.

« L’idée, c’est de faire entendre, écouter la voix de Gabrielle Roy, car nous pensons que Gabrielle Roy est un formidable vecteur de promotion de la culture francophone du Manitoba, et nous voulons la partager avec le reste du monde », affirme Alan Nobili.

Il explique avoir contacté les différents membres du réseau des Alliances françaises d'Amérique du Nord et que l’accueil a été très enthousiaste.

La dictée, lue par l'ancienne sénatrice Maria Chaput dans l’ancienne chapelle de l’Université de Saint-Boniface, était retransmise en direct sur Internet et suivie dans plus de 35 alliances françaises, Instituts français d'Amérique et ambassades qui participent à l'exercice.

« Beaucoup de gens vont découvrir Gabrielle Roy et découvrir qu’à Winnipeg et à Saint-Boniface, en particulier, il existe une culture, une grande écrivaine, une véritable littérature et un musée, la Maison Gabrielle-Roy », espère Alan Nobili.

Un homme porte un costume sombre, une chemise bleu et une cravate.

Pour le directeur de l'Alliance française du Manitoba, Alan Nobili, la Dictée Gabrielle-Roy est avant tout l'occasion de faire rayonner la culture franco-manitobaine à travers l'Amérique du nord.

Photo : Radio-Canada

L’année dernière, la Dictée avait réuni 400 personnes à travers 9 centres au Canada. Cette année, en s’ouvrant aux États-Unis et au Mexique, la Maison Gabrielle-Roy et l’Alliance française du Manitoba espèrent en réunir le double.

La Dictée a ainsi été suivie en direct à l’ambassade de France à Washington, en partenariat avec la représentation du Québec à Washington.

Elle a également été suivie dans la plus grande Alliance française du monde, à New York, mais également à l’Institut français d’Amérique latine à Mexico.

Au Mexique, les mots de Gabrielle Roy ont résonné dans cinq centres de la francophonie dans un pays où l’attrait pour la langue française, mais aussi le Canada francophone et la France, est très vivant.

« Il y existe un fort intérêt de la part de nos étudiants pour le français et la francophonie », souligne Yann Lapoire, le directeur de l’Alliance française de Querétaro, au Mexique.

Ce dernier explique que les liens forts qui existent avec la France et le Québec s’expliquent notamment par le fait que beaucoup d’entreprises françaises et québécoises sont installées dans la région. Par ailleurs, beaucoup de jeunes Mexicains profitent des facilités de mobilité mises en place vers le Québec, que ce soit pour des motifs professionnels ou culturels.

Des ponts ont également été jetés avec le Manitoba à travers, notamment, des résidences d’artistes. Actuellement, l’auteur franco-manitobain Robert Nicolas est en résidence à l’Alliance française de Querétaro.

« Cette dictée demande une certaine maîtrise de la langue, c‘est évident, mais avant tout, on espère que cela serve à ouvrir les gens à une certaine culture et que l’on fasse naître un intérêt. »

L'année prochaine, les organisateurs de la dictée espèrent viser encore plus grand en rejoignant l'Amérique latine afin de faire résonner les mots de Gabrielle Roy de Saint-Boniface à Ushuaïa.

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