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Un « nouveau parcours » et plus d’argent pour l’immigration au Québec

Le ministre québécois de l'Immigration, Simon Jolin-Barrette, en conférence de presse.

Le gouvernement prévoit investir 146 millions par année dans le nouveau parcours d'immigration que proposera le ministre Simon Jolin-Barrette.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Marc-Antoine Ménard

Dans son premier budget, le ministre des Finances, Eric Girard, jette les bases d'un « nouveau parcours d'immigration pour une intégration réussie », dont le gouvernement promet les détails ultérieurement. On sait cependant que cela se traduira par des embauches au ministère de l'Immigration, qui peinait jusqu'ici à abattre le boulot.

Pour l’heure, le budget prévoit des investissements de 146 millions par année, sur cinq ans, pour un « parcours d’immigration personnalisé » et « une offre de services élargie en francisation et en intégration ».

Le gouvernement promet « une analyse des besoins des personnes immigrantes visant à les orienter vers les ressources disponibles ».

Pour le Syndicat des professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ), ces nouvelles sommes sont une bonne nouvelle. Dans un communiqué, son président, Richard Perron, les décrit comme une « bouffée d’air frais ».

« Cela représente une augmentation de 42 % du budget du Ministère, essentiellement dans l’intégration et la francisation des immigrants. C’est une très bonne nouvelle », souligne M. Perron.

Le plan budgétaire précise toutefois que le « nouveau parcours » découle de l’adoption du projet de loi 9, qui doit permettre au gouvernement d’atteindre son objectif de réduction des seuils d’immigration à 40 000 personnes par année.

Le projet de loi a fait l’objet de nombreuses critiques, notamment parce qu’il entraînait l’annulation de 18 000 dossiers d’immigration présentés avant l’instauration du nouveau système de traitement des demandes, Arrima. Le gouvernement a toutefois été forcé d'en reprendre l'étude en vertu d'une injonction provisoire.

« Le nouveau parcours permettra une meilleure adéquation entre la rareté de main-d’œuvre et l’immigration », a résumé le ministre Girard en conférence de presse.

Pour Richard Perron, la perte de 30 % des effectifs du ministère de l’Immigration, depuis le début des années 2000, notamment dans ses antennes régionales, a frappé durement sa capacité de sélectionner et d’intégrer les nouveaux arrivants.

Le président du SPGQ souligne que ces compressions avaient même fait que Québec n’avait pas utilisé tous les fonds provenant du transfert fédéral en matière d’immigration.

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