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Affaire Ron Taverner : « le gouvernement devrait avoir honte », dit l’avocat de Brad Blair

Le surintendant Ron Taverner en point de presse
Le surintendant Ron Taverner est un ami de la famille Ford. Photo: CBC
Jean-François Morissette

L'avocat de Brad Blair, Julian Falconer, fustige le processus de nomination qui aurait pu mener à la nomination de Ron Taverner à la tête de la Police provinciale de l'Ontario. Selon lui, le gouvernement devrait avoir honte du fil des événements dans cette affaire.

Mercredi, le commissaire à l'intégrité affirmait que le premier ministre Doug Ford n'avait pas enfreint la loi en nommant Ron Taverner, un ami proche, à la tête de la Police provinciale de l'Ontario (PPO), mais qualifiait le processus de nomination d'« imparfait ».

Dans cette saga, le sous-commissaire de la PPO,  Brad Blair avait été congédié, après avoir dénoncé la nomination de Ron Taverner.

Selon le commissaire David Wake, le processus de nomination comprend certains aspects troublants, notamment la communication entre le secrétaire du conseil des ministres de l'époque, Steve Orsini, et le chef de cabinet de Doug Ford, Dean French.

Un homme avec une uniforme de la PPO devant des drapeaux canadiens.Brad Blair Photo : Radio-Canada

Sur ce point, l'avocat Julian Falconer croit que le gouvernement « devrait avoir honte » et assure que cette histoire n’est pas finie. Il note avoir donné des directives à son client pour la suite des choses et rendra publique sa décision dans les prochaines semaines.

Toutes les actions qui ont été faites par les sous-ministres ont été faites dans une optique de mettre Ron Taverner à la tête de la Police provinciale de l’Ontario, a expliqué celui qui représente Brad Blair.

En fin de compte, ce n’était pas un processus indépendant, ce n’est pas un processus juste. Il n’y a pas de quoi être fier, a-t-il ajouté.

M. Falconer blâme également le premier ministre Ford, qui affirmait mardi avoir été blanchi par le rapport de David Wake. Selon lui, le document ne montre pas que Doug Ford n’a rien à se reprocher.

Il est vrai qu’il n’y a pas de règle qui empêche la nomination de quelqu’un par le premier ministre à la tête de la PPO, mais quand dès le départ vous teintez le processus et que vous dites aux candidats qu’ils participent à un processus indépendant, c’est une arnaque. Cela est illégal.

Julian Flaconer, avocat de Brad Blair

Devant la controverse, Ron Taverner avait retiré sa candidature au poste de commissaire de la Police provinciale de l'Ontario, il y a deux semaines.

Le gouvernement conservateur a annoncé la nomination de Thomas Carrique, chef adjoint de la police régionale de York, à la tête de la Police provinciale.

Toronto

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