•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le Mont-Édouard, la montagne qui a permis de sauver un village

Chaque année, le mont Édouard accueille 60 000 visiteurs.

Photo : Courtoisie / Mont Édouard

Mélissa Savoie-Soulières

Il y a maintenant 30 ans naissait l'idée du Mont-Édouard à L'Anse-Saint-Jean. L'objectif était de dynamiser le village qui traversait une crise économique importante en raison d'un ralentissement de l'industrie forestière à la fin des années 80.

Je m'en rappelle encore, un dimanche matin. La municipalité avait réuni tous les gens d'affaires pour voir ce qu'on pourrait faire pour sortir de ce marasme économique et c'est là que moi j'avais levé ma main et j'ai dit on devrait faire un centre de ski, explique Claude Boudreault, l’actuel directeur général du Mont-Édouard.

Malgré l'implication financière venant des quatre coins de la région, il fallait davantage d’argent pour mettre en branle le projet.

Quand le projet était assez avancé dans sa planification, il y a eu un appel de fonds et le comité a réuni un million et demi de dollars, raconte Laurent Yves Simard, maire de L’Anse-Saint-Jean de 1980 à 1997.

Des gens tiennent des affiches dans les mains pour demander le Mont Édouard.

Les citoyens de L'Anse-Saint-Jean ont même bloqué la route 170 afin de faire pression sur les gouvernements.

Photo : Courtoisie / Mont Édouard

Devant la lenteur du gouvernement à réagir, les habitants de cette petite communauté ont fini par prendre la montagne d'assaut et la défricher eux-mêmes, sans autorisation.

Quand on a vu que les gouvernements n’embarquaient pas, j'ai dit on va le faire nous autres mêmes. C'était tous des travailleurs forestiers, alors on a sorti les scies mécaniques et j'ai dit on va les bûcher les pentes! Ça fait que c'est ce qu'on a fait!, ajoute Claude Boudreault.

Trois hommes posent devant une affiche qui montre les objectifs de financement.

L'objectif était d'amasser 1,7 million de dollars pour la construction du centre de ski.

Photo : Courtoisie / Mont Édouard

Le 16 février 1990, les deux gouvernements annoncent le financement du Mont-Édouard.

Je suis revenu ici rencontrer les bénévoles, c'était l'euphorie.

Laurent Yves Simard, maire de L’Anse-Saint-Jean de 1980 à 1997

D’hier à aujourd’hui

Depuis, la station de ski a traversé bien des difficultés financières. Le Mont-Édouard est passé d'un organisme sans but lucratif à une coopérative, puis à un organisme municipal.

Un bâtiment est en construction.

La construction du chalet

Photo : Courtoisie / Mont Édouard

Mais depuis 30 ans, le centre de ski aura toujours été au coeur de l'activité économique de la municipalité de 1200 citoyens.

On a deux bonnes épiceries, on a une quincaillerie, on a une pharmacie, un bureau de médecin, etc. Il y a énormément de développement ici à L'Anse-Saint-Jean qu'on ne retrouverait pas ailleurs parce que justement on a réussi avec le Mont-Édouard et c'est le Mont-Édouard qui a permis ce développement, relate Lucien Martel, actuel maire de L’Anse-Saint-Jean.

Hôte des championnats nationaux

Aujourd'hui la montagne reçoit 60 000 skieurs chaque année, dont de nombreux professionnels.

Trois skieuses débarquent du télésiège.

Les skieurs étaient heureux de pouvoir profiter de la montagne.

Photo : Courtoisie / Mont Édouard

Le centre de ski est la seule station au Québec à détenir une piste de super-G de calibre international

Le Mont-Édouard va d’ailleurs accueillir les championnats nationaux, un grand accomplissement pour ceux qui sont là depuis les tout débuts.

Saguenay–Lac-St-Jean

Ski alpin