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Moscou se plaint des vols de bombardiers américains à ses frontières

Un bombardier B-52 américain en vol.
Les États-Unis prétendent que des bombardiers B-52 s'étaient envolés pour la Lituanie et la Pologne dans le cadre d'un entraînement avec les forces de l'OTAN. Photo: Associated Press / Ahnn Young-joon
Reuters

Le Kremlin accuse les États-Unis d'attiser les tensions en faisant voler des bombardiers près de ses frontières alors que Washington juge ces exercices nécessaires pour dissuader d'éventuels ennemis.

Le Kremlin s'est plaint jeudi des vols de bombardiers stratégiques B-52 américains à capacité nucléaire à travers la mer Baltique. Il estime que les avions militaires américains volent trop près de ses frontières et créent des tensions dans la région.

Washington soutient pour sa part que ces vols sont nécessaires pour dissuader les ennemis potentiels.

Le ministère russe de la Défense a déclaré plus tôt jeudi qu'il avait fait décoller deux avions de combat Sukhoi SU-27 pour intercepter un bombardier stratégique américain B-52 dont les systèmes radars indiquaient qu'il volait vers les frontières russes, mais à une distance considérable.

Le ministère a déclaré que les avions de chasse étaient rentrés à la base après que le B-52 eut changé de cap et s'était dirigé dans la direction opposée. Il n'a pas dit quand l'incident s'était produit.

« D'une manière générale, je me contenterais de dire que, bien entendu, de telles actions des États-Unis n'entraînent pas le renforcement d'un climat de sécurité et de stabilité dans la région qui jouxte directement les frontières de la Russie », a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitry Peskov, lors d'une conférence téléphonique avec les médias. « Au contraire, ils créent des tensions supplémentaires. »

Relations tendues

Les relations entre la Russie et l'OTAN sont très tendues depuis l'annexion de la Crimée ukrainienne par Moscou en 2014 et son soutien aux séparatistes prorusses de l'Ukraine orientale. La Russie accuse l'alliance militaire occidentale d'un renforcement militaire injustifié près de ses frontières, tandis que l'OTAN a condamné Moscou pour avoir constitué ses propres forces en Crimée et dans la région de la mer Noire.

L'ambassade des États-Unis en Pologne a déclaré que des bombardiers B-52 s'étaient envolés mercredi pour la Lituanie et la Pologne dans le cadre d'un entraînement d'interopérabilité avec les forces de l'OTAN.

Il a dit que les avions, qui étaient temporairement basés au Royaume-Uni, avaient effectué des simulations de bombardements. « Le fait d'opérer à partir d'emplacements avancés permet de disposer de capacités de défense collective... nécessaires pour dissuader des ennemis et rassurer nos alliés et partenaires », a-t-il déclaré dans un communiqué.

Les médias russes ont rapporté qu'un bombardier B-52 a été repéré lundi près de la frontière avec l'enclave européenne russe de Kaliningrad et la région de Leningrad. À un moment donné, selon le portail d'information de RBC, l'avion américain, qui avait décollé du Royaumne-Uni, se trouvait à moins de 200 km de Saint-Pétersbourg.

Un autre B-52 a été repéré dans la région de la Baltique le 16 mars, a-t-il ajouté.

Ces vols, considérés comme une démonstration de force destinée à tester les temps de réaction et à dissuader, sont également effectués par la Russie. Moscou envoie ses propres bombardiers stratégiques à capacité nucléaire sur des missions similaires, que les avions à réaction de l'OTAN interceptent de la même manière.

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