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Les habitants de la vallée de la rivière Rouge se préparent au pire

Des enfants à vélo dans une rue inondée
Des enfants profitent de la faible circulation dans les rues pour faire du vélo en 2009. Photo: Clint Masse
Radio-Canada

Au Manitoba, l'arrivée du printemps est souvent synonyme d'inondations. Après quelques années sans histoire, 2019 pourrait voir des crues plus importantes que celles de 2009. Avec l'arrivée du temps doux, les communautés installées le long de la rivière Rouge se préparent à y faire face.

La province a récemment revu à la hausse les risques d'inondations.

L'administrateur de la Municipalité rurale de Ritchot, Michel Duval, affirme que les yeux sont tournés vers les États-Unis.

« Quand il y a une crue des eaux à Grand Forks, ça nous donne environ deux semaines avant que cela arrive au Manitoba, affirme-t-il. Ça nous donne le temps de réagir. »

Michel Duval explique que la communauté se prépare déjà de façon à tenter de minimiser les dégâts, mais en ce moment, peu de choses peuvent être faites concrètement. Jeudi matin, le comité des mesures d’urgence de la Municipalité devait se réunir pour décider des prochaines étapes.

Michel Duval affirme que le coordonnateur des services d’urgence a déjà commandé 100 000 sacs de sable, qui viennent s'ajouter aux 300 000 sacs de sable que la Municipalité possède déjà.

L’inondation de 2009 avait été la quatrième en importance de la province. Les prévisionnistes du gouvernement craignent que 2019 ne soit pire.

Selon le gouvernement du Manitoba, en 2009, « la rivière a culminé le 16 avril, à Winnipeg, à 6,90 m, soit 0,60 m de moins qu'en 1997 ».

Michel Duval affirme cependant que ces risques n’effraient pas outre mesure les habitants, qui vivent depuis longtemps dans la municipalité rurale de Ritchot et dans la vallée de la rivière Rouge.

« Ceux qui vivent ici depuis 20, 30, 50 ans trouvent que c’est juste un des inconvénients de la vie dans la vallée de la rivière Rouge », affirme l’administrateur.

Une habitante de Saint-Adolphe, Danika Hofer, ne le cache pas : certains sont inquiets cette année.

« Beaucoup de personnes me disent qu’elles sont nerveuses. Les gens commencent à remplir des sacs de sable », raconte l'employée de la station-service du village.

Le Bureau d'assurance du Canada indique que les inondations vont coûter de plus en plus cher à l'avenir, en raison des changements climatiques.

Michel Duval recommande d'ailleurs aux gouvernements d'investir dans des structures qui pourront protéger les communautés à l'avenir.

Pour le moment, il souligne que la Municipalité rurale suit la situation de très près. « À ce point-ci, on travaille sur les communications. On recommande aux gens de se rendre à notre centre d’urgence et on les dirige sur notre site Internet pour les tenir au courant », dit-il.

Risque non imminent

Reste que même si les municipalités prennent de l’avance et se préparent au pire, les risques d’inondations sont loin d’être imminents. Dans son dernier bulletin publié jeudi, le service national de prévisions météo du secteur de Grand Forks aux États-Unis explique qu'il ne prévoit pas d’inondations importantes dans les prochains jours.

« Les conditions de fonte favorables ont persisté toute la semaine alors que les températures étaient positives au cours de la journée et passaient en dessous du point de congélation pendant la nuit », détaille le service américain. Le bulletin indique également qu'il faut s’attendre à des températures encore plus élevées au cours de la fin de semaine, ce qui contribuera davantage à faire fondre lentement le manteau neigeux et permettra à l’eau de commencer à s’écouler dans les systèmes naturels d’évacuation des eaux.

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