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Foyers de soins : le droit de grève à nouveau suspendu pour un mois

De nombreux travailleurs de foyers de soins et des gens qui les appuient ont manifesté aux quatre coins du Nouveau-Brunswick ces derniers jours. Photo: Radio-Canada / Guy R. LeBlanc
Radio-Canada

La Cour d'appel du Nouveau-Brunswick suspend le droit de grève d'employés de 46 foyers de soins en attendant d'entendre l'appel du gouvernement d'une décision d'un tribunal inférieur.

La province a demandé de faire appel de la décision d'une juge de la Cour du Banc de la Reine qui avait annulé une ordonnance temporaire interdisant aux employés de ces établissements de déclencher une grève. Le juge Raymond French de la Cour d'appel a entendu les arguments des deux parties, jeudi, et a autorisé l’appel du gouvernement.

Le juge a aussi suspendu le droit de grève de ces travailleurs jusqu'à ce que l'appel soit entendu. L'appel pourrait être entendu dès le 17 avril.

Je suis convaincu qu’un arrêt des procédures jusqu’à l’appel est approprié, a déclaré le juge Raymond French en rendant sa décision.

Plus de 90 % des travailleurs syndiqués de 46 foyers de soins ont voté pour la grève, il y a environ deux semaines. Ils réclament de meilleurs salaires et de meilleures conditions de travail.

Le gouvernement a toutefois obtenu, le 9 mars, une ordonnance de la cour qui suspendait le droit de grève pendant 10 jours dans 45 des 46 foyers de soins concernés, la seule exception étant le Centre de soins York à Fredericton.

Vendredi dernier, la juge Paulette Garnett de la Cour du Banc de la Reine a annulé l'ordonnance de sursis et a rejeté la demande du gouvernement pour une prolongation. Le gouvernement a donc déposé sa demande à la Cour d’appel, qui avait prolongé l'ordonnance de sursis jusqu'à jeudi.

Le gouvernement souhaite une prolongation du sursis jusqu’à la révision judiciaire de la décision rendue en décembre par la Commission du travail et de l'emploi. Cette dernière a jugé que la Loi sur les services essentiels dans les foyers de soins viole le droit des travailleurs à la négociation collective. La révision judiciaire aura lieu le 24 mai.

Déception chez les syndiqués

Le Conseil des syndicats des foyers de soins du N.-B. a exprimé sa déception à la suite de la décision du juge French. Il a ajouté sa voix à celles des partis d'opposition qui réclament tous - L'Alliance des gens du N.-B., l'alliée du gouvernement, comprise - l'arbitrage exécutoire pour mettre fin au conflit et éviter un débrayage qui perturberait la clientèle vulnérable des foyers de soins.

Blaine Higgs.Le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Blaine Higgs. Photo : Radio-Canada

Le premier ministre Higgs a toutefois rejeté cette solution, à sa sortie de la Chambre, jeudi. « Finissons la ronde de négociations que nous avons commencée il y a 28 mois, essayons de conclure sur la base de ce que tous les autres syndicats [du secteur public] ont déjà accepté, ne créons pas de précédent [...]. »

Blaine Higgs estime que les défis auxquels font face les foyers de soins, en particulier les pénuries pour toutes les catégories d'employés, exigent que le conflit se règle à la table des négociations.

Le gouvernement souhaite que les négociations reprennent vendredi.

Avec des renseignements de Catherine Allard et de Shane Magee, de CBC

Nouveau-Brunswick

Relations de travail