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Le chantier Davie convaincu d'obtenir le contrat pour deux nouveaux traversiers

L'entrée du chantier Davie
Pour le président du chantier Davie, il est temps que le gouvernement fédéral cesse de récompenser d'autres chantiers navals. Photo: Radio-Canada / Cimon Leblanc
La Presse canadienne

Le président de Davie a bon espoir que le chantier naval de Lévis remporte les contrats pour construire deux nouveaux traversiers inclus dans le budget fédéral de cette semaine.

Selon James Davies, il est temps que le gouvernement fédéral cesse de récompenser d'autres chantiers navals qui n'ont pas réussi à livrer de nouveaux navires à la marine et à la Garde côtière.

Il a fait ces commentaires en fin de journée, mercredi, alors que les représentants de Davie et de ses deux compétiteurs, Seaspan Shipyards de Vancouver et Irving Shipbuilding d'Halifax, comparaissaient les uns après les autres devant un comité du Sénat.

Seaspan et Irving avaient été sélectionnés dans le cadre de la stratégie de construction navale en 2011 pour fabriquer de nouveaux bateaux d'une valeur estimée à l'époque de 35 milliards de dollars.

Davie avait tenté d'obtenir les contrats, mais en vain. Depuis, le chantier naval doit se battre pour des miettes en dehors du plan. Le chantier sera notamment responsable de fournir un navire de réapprovisionnement provisoire pour la marine et trois brise-glace d'occasion pour la Garde côtière.

Deux nouveaux traversiers

M. Davies a également dit au comité qu'il ne pensait pas qu'un autre chantier naval que Davie était en mesure de fournir les deux nouveaux traversiers inclus dans le budget.

Ceux-ci doivent remplacer deux traversiers existants, l'un fonctionnant entre le Québec et l'Île-du-Prince-Édouard et l'autre entre la Nouvelle-Écosse et l'Île-du-Prince-Édouard. Le budget ne fournit pas plus de détails, dont les coûts ou le moment de construction.

En dépit de sa vision optimiste des capacités de son entreprise, M. Davies visait clairement à faire admettre son chantier dans la stratégie nationale de construction navale. Il a fait remarquer que sept ans après son lancement, Seaspan et Irving continuent d'obtenir des contrats même s'ils n'ont pas livré de navire, et que les coûts globaux du plan ont doublé.

« Un accord sans conséquence d'échec est sans effet, a fait valoir M. Davies. La conséquence signifie que, à la lumière de cet échec, le gouvernement devrait pouvoir choisir un autre fournisseur pour les contrats futurs. »

Cela comprend possiblement l'interruption des travaux qui, selon l'arrangement actuel, relèvent presque entièrement des deux autres chantiers, a-t-il déclaré.

M. Davies a spécifiquement mentionné les 10 grands navires de la Garde côtière promis à Seaspan en 2013, avec un coût estimé à 3,3 milliards de dollars, mais dont la construction ne devrait normalement pas commencer avant le milieu des années 2020.

Irving se défend

Lors de sa propre comparution, le président d'Irving Shipbuilding, Kevin McCoy, a défendu les travaux de son chantier jusqu'à maintenant.

Il a souligné au comité que le premier des 21 navires à construire, un navire de patrouille de l'Arctique pour la marine, serait livré cet été.

M. McCoy a ajouté que des avancées avaient également été effectuées sur cinq autres navires, ainsi que sur la nouvelle flotte de navires de guerre de la marine qui sera construite au cours de la prochaine décennie.

La flotte, dont la valeur est estimée à 60 milliards de dollars, avait été estimée au coût de 26,2 milliards. Mais selon M. McCoy, il y a eu beaucoup de fausses informations et de rhétorique sur le plan et sur Irving.

Le chef de la direction de Seaspan, Mark Lamarre, a fait valoir à son tour que le travail progressait sur la côte ouest, avec la construction de trois navires pour des recherches sur les pêches de la Garde côtière près d'être terminée après plusieurs reports.

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