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Des élèves de l’Ontario chantent l’Afrique avec l’UNESCO

Une groupe de jeunes d'origines ethniques différentes chantent sur une scène.
Des élèves de trois conseils scolaires de l’Ontario chantent l'histoire de l'Afrique avec l'UNESCO. Photo: Radio-Canada / Christelle D'Amours
Christelle D'Amours

Des élèves de trois conseils scolaires de l'Ontario ont uni leurs voix pour produire une chanson qui célèbre l'histoire de l'Afrique. Le 4 avril prochain, ils enregistreront Afrique, mon Afrique sous la direction de l'artiste Abel Maxwell avant de soumettre la chanson comme thème d'un projet de l'UNESCO.

Une poignée d’élèves du Conseil des écoles catholiques du Centre-Est, du Conseil des écoles publiques de l'Est de l'Ontario, de l’Ottawa-Carleton District School Board et d’autres écoles ont accepté d’unir leurs voix et leurs langues pour célébrer l’histoire de l’Afrique*.

Le projet est une initiative de l'Association canadienne pour la promotion des héritages africains (ACPHA). L’organisation chapeaute les membres la Coalition des artistes pour l’histoire générale de l’Afrique de l’Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) qui participent au projet.

NDLR : Dans une première version du texte, il était indiqué que le projet est une initiative des artistes membres de la Coalition internationale des artistes de l’UNESCO. Il s’agit plutôt d’une idée de l’Association canadienne pour la promotion des héritages africains (ACPHA) qui coordonne la Coalition internationale des Artistes pour la promotion de l'Histoire générale de l'Afrique.

Les élèves sélectionnés dans différentes écoles francophones et anglophones ont répété la chanson en solo et dans leur établissement respectif avant de se réunir, mercredi, pour la première fois au Collège catholique Samuel-Genest, question de répéter tous ensemble.

Le 4 avril prochain, le groupe enregistrera la pièce dans le studio Hexagone du Centre national des Arts avant de la proposer à titre de chanson thème de l’Histoire générale de l’Afrique.

L’auteur, compositeur et interprète Abel Maxwell, originaire du continent et établi à Ottawa depuis 11 ans, signe le texte et la direction artistique du projet de co-création avec les élèves. Il se dit fier de mettre les projecteurs sur cette histoire qui n’est pas enseignée, que les gens ne connaissent pas. [...] Et rien de mieux que de le faire avec la future génération pour qu’ils puissent propager le message.

Ce que je voulais dire, c’est que l’Afrique est belle, existait et avait une histoire avant, bien avant tout ce qui se passe aujourd’hui. Et les gens ne connaissent pas cette histoire.

Abel Maxwell, artiste et auteur-compositeur de la chanson Afrique, mon Afrique

Ces élèves provenant de cultures et de milieux différents sont fiers de participer au projet qui, espèrent-ils, rayonnera au-delà de la région de la capitale nationale. Portrait de trois d'entre eux.

Un petit garçon portant des lunettes sourit à la caméra.Sébastien, 11 ans, participant au projet de chanson « Afrique, mon Afrique » pour l'UNESCO Photo : Radio-Canada / Christelle D'Amours

Sébastien Cimpaye, 11 ans et demi, 6e année, École du Lac-des-Fées

Pourquoi est-ce important pour toi de participer au projet?

L’histoire de l’Afrique n’est pas enseignée dans les écoles, malheureusement. Moi, en tant qu’Africain, je ne connais pas si bien que ça ma culture. Donc, c’était intéressant d’avoir le texte [qui] me l’expliquait un petit peu mieux.

De quoi parle la chanson Afrique, mon Afrique?

Ça explique que l’histoire de l’Afrique, c’est plus que l’esclavage. Souvent, les gens minimisent ça à l’esclavage, la ségrégation, la persécution, mais il y a eu beaucoup de belles choses qui ont été faites par des Africains, par des Noirs et c’est ça qu’on essaie de célébrer dans le texte. On explique que l’influence de l’Afrique est très grande et on essaie d’expliquer ce qu’elle a fait par rapport à l’humanité.

Pourquoi est-il important de raconter l’histoire de l’Afrique en chanson?

C’est important de faire ça parce que, justement, plusieurs Africains ne connaissent pas leur culture et déjà là, ça, c’est grave. Mais il y a d’autres personnes aussi qui voudraient bien la connaître et qui ne peuvent pas avoir ces informations-là. Donc cette chanson va leur ouvrir les voies. On espère que ça va devenir un thème, un petit peu comme un hymne pour les Afro-Canadiens.

Une jeune femme d'origine africaine regarde la caméra en souriant.Schalom Lokanga, 15 ans, participante au projet de chanson « Afrique, mon Afrique » pour l'UNESCO Photo : Radio-Canada / Christelle D'Amours

Schalom Lokanga, 15 ans, 10e année, École secondaire publique Louis-Riel

Pourquoi la chanson Afrique, mon Afrique est-elle importante pour toi?

On nous parle de nos ancêtres, qui étaient là avant nous, ce qu’ils ont apporté à notre monde avant qu’on puisse être là. Donc, je trouve que, cette chanson, elle unit beaucoup les gens. 

Comment la trouves-tu, la chanson?

Je la trouve vraiment magnifique! Ce que j’aime, c’est la partie "How can we ever forget you?" [...] Moi, je viens d’Afrique et je me dis : "Comment je peux l’oublier?" J’ai mes racines là-bas et la chanson me rappelle : "Comment peux-tu l’oublier?" Parce qu’il y a des choses qui viennent d’Afrique en toi et tu ne peux pas l’oublier. Cette chanson met un point très saillant sur ça.

Qu’espères-tu que les gens retiennent de cette chanson?

Que quand les gens l’entendent [ils] n’entendent pas juste nos belles voix, mais l’histoire qu’on est en train de raconter.

Une jeune fille sourit en regardant la caméra.Camille Proulx, 9 ans, , participant au projet de chanson « Afrique, mon Afrique » pour l'UNESCO Photo : Radio-Canada / Christelle D'Amours

Camille Proulx, 9 ans, 4e année, École élémentaire catholique Notre-Dame-des-Champs

Pourquoi était-ce important pour toi de participer au projet?

L’une de mes passions, c’est le chant et j’aimais vraiment l’idée qu’on fasse une chanson de groupe, ensemble.

Qu’aimes-tu le plus de ce projet de chanson?

C’est vraiment amusant de chanter avec d’autres personnes que tu ne connais pas et que tu découvres.

As-tu du plaisir à chanter la chanson Afrique, mon Afrique?

Oui! C’est amusant, parce qu’on apprend plein de nouveaux mouvements et c’est amusant de chanter avec les autres aussi.

*Lancé en 1964, le projet de l’Histoire générale de l’Afrique fut mis sur pied pour remédier à l’ignorance généralisée sur le passé de l’Afrique. Le projet en deux temps visait d’abord à « reconstruire » une histoire de l’Afrique libérée des préjugés raciaux en huit volumes et la deuxième phase, toujours en cours, a une visée pédagogique appliquée.

Source: UNESCO

Ottawa-Gatineau

Éducation