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Trois ex-policiers de Calgary derrière les barreaux

Un photo montage de trois photos collées les unes aux autres de chaque accusé entrant au palais de justice.
Les trois anciens policiers de Calgary ont été reconnus coupables en avril 2018. Photo: Radio-Canada / Meghan Grant
Radio-Canada

Trois anciens policiers de Calgary devront purger une peine de prison pour avoir harcelé et suivi une mère dans le but de lui faire abandonner les droits de garde de ses enfants.

Bryan Morton écope d’une peine de 30 mois, tandis que Brad McNish passera 6 mois derrière les barreaux. Pour sa part, Anthony Braille voit sa peine réduite de façon importante en raison de sa collaboration avec la police et les procureurs. Il sera donc incarcéré toutes les fins de semaine pendant trois mois.

Les avocats de la défense avaient plutôt recommandé au juge des peines dans la communauté pour leurs clients.

Après que le juge Bryan Mahoney eut annoncé ses décisions, Bryan Morton et Brad McNish ont été escortés par les autorités.

Des crimes comme ce harcèlement « violent la confiance la plus fondamentale entre la population et la police », a affirmé le juge en présentant sa décision.

Les trois anciens policiers ont aussi été reconnus coupables d'utilisation sans autorisation d’un système électronique, d'abus de confiance et de corruption.

Une histoire de harcèlement et de corruption

Ken Carter, l’ex-mari d’Akele Taylor, avait embauché une firme de détectives privés pour trouver des informations compromettantes au sujet de son ex-épouse avec qui il était en conflit depuis leur divorce pour obtenir la garde de leur fille.

Pour faire ce travail, la firme en question avait mandaté deux policiers de Calgary et un ancien policier, désormais reconnus coupables.

Pendant presque deux ans, Akele Taylor a été suivie et harcelée. Une unité de géolocalisation (GPS) avait été installée sur son véhicule et ses amis se sont vu offrir de l’argent en échange d’informations négatives sur elle.

Les policiers étaient payés 1000 $ par jour pour chercher également des informations dans la banque de données du Service de police de Calgary.

Selon le jugement, cette surveillance visait à intimider Akele Taylor en plus de renforcer en elle un sentiment d'impuissance à l'égard de son ancien conjoint.

Lors de son témoignage en cour, la mère de famille a confié qu'elle était devenue paranoïaque, anxieuse et craintive. Elle était convaincue que la police n’allait pas l’aider.

Steve Walton et sa femme, les propriétaires de la firme d'investigation privée, ainsi que l'ex-mari de la victime ont aussi été reconnus coupables de harcèlement et de corruption dans ce dossier. Ils subiront leur audience sur la détermination de la peine le mois prochain.

Alberta

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