•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La STQ devra assumer les coûts si elle envoie l'Apollo à la ferraille

DSC_0954_00003
Apollo, STQ Photo: Radio-Canada / Luc Paradis_Rad
Michel-Félix Tremblay

La Société des traversiers du Québec (STQ) confirme qu'il sera difficile de vendre le vieux navire, qui n'est plus en état de naviguer. Au contraire, il faudra probablement débourser plusieurs centaines de milliers de dollars pour s'en débarrasser.

Le PDG de la Société, Stéphan Lafaut, ne veut pas précipiter les choses, mais admet que l'Apollo a peu de chances de reprendre la mer.

Le traversier nécessite plusieurs réparations, entre autres à la porte avant, lourdement endommagée après avoir percuté le quai de Matane.

De plus, le Bureau de la sécurité des transports du Canada a soulevé plusieurs lacunes concernant l'état de navigabilité du traversier.

Inquiétudes du BST :

  • Étanchéité de la coque et des écoutilles
  • Système de protection contre les incendies déficient
  • Nombreux problèmes d'ordre électrique

Construit en 1970, l'Apollo contient aussi de l'amiante. Pour cette raison, il faudra probablement que la STQ paie pour convaincre une entreprise de récupérer ce qui peut encore l'être.

Photo : Radio-Canada

Les contribuables québécois ont dû débourser 2,3 millions de dollars pour le démantèlement du Camille-Marcoux.

Je comprends qu'il y a un référent avec le Camille-Marcoux, c'est un peu dur d'évaluer les coûts d'une telle opération, j'ai demandé à mes équipes de regarder les possibilités et de commencer à mettre des chiffres sur la table.

Stéphane Lafaut, PDG, Société des traversiers du Québec

Le PDG convient que le navire n'a pas bonne presse depuis quelques jours. Il conserve quand même un espoir de recevoir une offre pour le traversier qui fait l'objet d'un interdit de navigation.

L'Apollo est toujours amarré au quai de Matane. Il sera déplacé au cours des prochains jours, probablement vers Québec.

Le Félix-Antoine-Savard n'est pas une option

Le Félix-Antoine Savard au quai de Matane.Le Félix-Antoine Savard au quai de Matane. Photo : Radio-Canada

La STQ n'a pas l'intention d'affréter le Félix-Antoine-Savard, qui fait la navette à l'embouchure du Saguenay entre Tadoussac et Baie-Saint-Catherine, pour la traverse entre Matane, Baie-Comeau et Godbout en attendant l'arrivée d'un nouveau navire qu'on espère en juin.

Naviguer entre Matane et Baie-Comeau, c'est naviguer en haute mer, faut faire attention à ce que l'on met en place, faut que les passagers se sentent en sécurité.

Stéphane Lafaut, PDG, Société des traversiers du Québec

Par ailleurs, la location du CTMA Vacancier n'est pas dans les cartons de la Société. Stéphane Lafaut dit que l'achat du nouveau bateau de relève pourrait être annoncé au cours des prochains jours, puisque la négociation est terminée à 98 % ou 99 %.

Transports

Politique