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Attentat au Métropolis : la peine de Richard Henry Bain maintenue par la Cour d'appel

Deux gardes de sécurité évacuent Pauline Marois du pupitre sur la scène du Métropolis
La première ministre élue Pauline Marois prononçait son discours de victoire au moment de l'attentat. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

L'auteur de la fusillade de la soirée électorale du 4 septembre 2012, au Métropolis de Montréal, devra bel et bien passer 20 ans en prison avant de pouvoir demander une libération conditionnelle, vient de décider la Cour d'appel.

La Cour a refusé de réduire de 20 à 10 ans la période d'inadmissibilité à une libération conditionnelle de Richard Henry Bain.

Dans un jugement rendu mercredi, le plus haut tribunal du Québec a ainsi rejeté la demande d'appel de sa peine, mais aussi la demande de la poursuite, qui demandait que sa période d'inadmissibilité passe de 20 à 25 ans.

Bain avait été condamné à l'automne 2016 à la prison à vie, sans possibilité de libération conditionnelle avant 20 ans.

Il a été reconnu coupable du meurtre au deuxième degré du technicien de scène Denis Blanchette, ainsi que de trois tentatives de meurtre, notamment sur Dave Courage et sur le policier Stéphane Champagne, de la Sûreté du Québec.

Les jurés ont notamment rejeté la thèse de la défense, qui soutenait que l’assaillant devait être reconnu non criminellement responsable pour cause de troubles mentaux.

Troubles bipolaires

Devant cinq juges de la Cour d’appel, l’avocat de la défense, Alan Guttman, avait plaidé à l’automne dernier que son client était traité pour ses troubles bipolaires au pénitencier Archambault, où il est détenu dans une section pour les personnes ayant des problèmes de santé mentale, et que ce n’était « pas dans le caractère [de son client] de faire des choses comme ça ».

« Vingt ans pour une personne comme Richard Henry Bain, c’est juste parce que c’était politique. C’est un homme qui en 62 ans n’a jamais fait aucun crime. », avait-il alors déclaré.

Quand l'homme avait été condamné, la Couronne s'était dite satisfaite de la peine, même si elle réclamait un minimum de 25 ans de pénitencier. Mais quand il a décidé de contester la durée de son incarcération, elle a décidé de faire de même.

« Richard Henry Bain a commis un des pires crimes de l’histoire moderne de notre pays et ça mérite la peine maximale », avait fait valoir l’avocate de la poursuite, Maude Payette.

Le soir de cet attentat, le Parti québécois célébrait sa victoire électorale au Métropolis. Sa chef, Pauline Marois, prononçait un discours devant des centaines de partisans réunis dans la salle de spectacle lorsque Richard Henry Bain est arrivé armé sur les lieux.

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