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Celina Caesar-Chavannes quitte le caucus libéral, Wilson-Raybould et Philpott y restent

Justin Trudeau et la députée Celina Caesar-Chavannes
Justin Trudeau et la députée Celina Caesar-Chavannes Photo: La Presse canadienne / Justin Tang
Radio-Canada

Une autre libérale claque la porte. Cette fois, c'est la députée Celina Caesar-Chavannes qui siégera dorénavant comme indépendante.

Le premier ministre Justin Trudeau en a fait l'annonce à son entrée aux Communes mercredi après-midi.

Je viens d'être informé par mon bureau que Celina Caesar-Chavannes a décidé de siéger comme indépendante. Je veux la remercier pour ses services pour le Parti libéral et pour ses commettants et je lui souhaite le meilleur.

Justin Trudeau

Le départ de Mme Caesar-Chavannes n'a rien à voir avec les démissions de Jody Wilson-Raybould et Jane Philpott, du moins c'est ce qu'elle a écrit dans une lettre expliquant sa décision et publiée sur Twitter. Elle y précise qu'elle a beaucoup de respect pour Mme Wilson-Raybould, mais que sa décision de ne pas se représenter est le fruit d'une longue réflexion qui remonte bien avant ces événements.

Mme Caesar-Chavannes, qui a déjà été secrétaire parlementaire du premier ministre, s'était distanciée de lui. Elle l'avait critiqué ouvertement lors d'une entrevue avec le Globe and Mail.

La députée avait déclaré que M. Trudeau s'était fâché lorsqu'elle lui avait annoncé, le 12 février, qu'elle ne serait pas candidate aux élections fédérales d'octobre dans la circonscription de Whitby, en Ontario.

Lors de l'entrevue avec le quotidien, elle avait reproché au premier ministre de ne pas être à l'écoute de ses députés.

« Faux féministe »

Les conservateurs, qui mènent en ce moment une fronde violente contre les libéraux, n'ont pas manqué de souligner ce nouveau départ. Ils ont notamment accusé le premier ministre d'être un « faux féministe ».

La leader conservatrice aux Communes, Candice Bergen, a affirmé que « les bons vieux hommes » du bureau du premier ministre avaient décidé de « congédier et faire taire » Jody Wilson-Raybould lorsqu'elle a refusé d'intervenir pour éviter que SNC-Lavalin ne subisse un procès criminel.

Le premier ministre est très bon pour crier sur des femmes, comme la députée de Whitby le sait, et il est aussi très bon acteur. Mais monsieur le président, c'est un faux féministe.

La leader conservatrice aux Communes, Candice Bergen

Wilson-Raybould présente au caucus libéral

Les deux ministres qui ont démissionné dans la foulée de l'affaire SNC-Lavalin – Jody Wilson-Raybould et Jane Philpott – font toujours partie du caucus libéral.

Le caucus tenait d'ailleurs sa première réunion mercredi depuis le témoignage de l'ex-ministre Wilson-Raybould devant le comité de la justice. Cette dernière était présente, alors que Mme Philpot n'y a pas été vue.

Au sortir de la rencontre, des libéraux ont manifesté leur solidarité, comme le député Marc Miller. « Sa présence au caucus en dit très long, elle est la bienvenue et moi je suis totalement à l’aise ».

Même son de cloche chez la ministre du Tourisme, Mélanie Joly, qui dit être « à l’aise avec le fait qu’il y ait des gens qui ne pensent pas comme [elle] pense et qu’on puisse avoir une diversité d’opinions ». Et d'ajouter : « J’ai beaucoup de respect pour ma collègue [Jody Wilson-Raybould] et je suis convaincue qu’on peut travailler tout le monde ensemble, en équipe. »

Le premier ministre a tenté de chasser le malaise, assurant que Jody Wilson-Raybould et Jane Philpott font toujours partie de la famille.

Elles ont toutes les deux présenté qu'elles veulent se représenter pour le Parti libéral, qu'elles croient en ce que nous faisons dans les grandes lignes, et je suis très content de pouvoir continuer à travailler avec elles.

Justin Trudeau

Le 3 mars dernier, Mme Wilson-Raybould a annoncé qu'elle comptait se représenter dans sa circonscription en Colombie-Britannique sous la bannière libérale, et ce, une semaine après avoir livré un témoignage percutant devant le comité permanent de la justice. Elle avait alors accusé le premier ministre, ainsi que des membres de son entourage, d'avoir tenté de faire pression sur elle pour qu'elle modifie sa décision concernant la possibilité d'offrir un accord de réparation à SNC-Lavalin.

Le lendemain, 4 mars, la ministre Jane Philpott a aussi donné sa démission, affirmant avoir « perdu confiance dans la façon dont le gouvernement a géré ce dossier [SNC-Lavalin] et dans la façon dont il a répondu aux enjeux soulevés ».

Avec des informations de La Presse canadienne

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