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Trouver les futurs Marc Hervieux et Marie-Josée Lord

Un homme chante devant un orchestre.
La demi-finale de la catégorie chant du Concours musical international de Montréal en 2018 Photo: Tam Lan Truong
Radio-Canada

Lorsque le Concours musical international de Montréal (CMIM) a créé deux volets chants, l'objectif était d'offrir plus de choix aux chanteurs et de respecter la nature de leur voix.

« Souvent dans les concours on en demande trop aux participants, qui doivent chanter de l’opéra et des airs de récital. C’est la même différence qu'entre un spectacle acoustique et un spectacle rock », explique Christiane LeBlanc, directrice générale et artistique du CMIM.

Le Concours musical international de Montréal fait partie des huit finalistes du Grand Prix du Conseil des arts de Montréal.

Le volet Mélodie (voix et piano), qui nécessite peu d’instruments est plus intime. Le volet Aria (voix et orchestre), lui, se rapproche du style de l’opéra.

D’ailleurs, Marc Hervieux et Marie-Josée Lord auraient pu y participer s’ils n’avaient pas déjà une belle carrière et s’ils étaient nés après 1988.

« Ce sont tout à fait les types de chanteurs qui auraient pu participer il y a quelques années », ajoute Christiane LeBlanc.

La femme croise les bras et sourit.La directrice générale et artistique du Concours musical international de Montréal, Christiane LeBlanc Photo : Brian Calis

Le CMIM permet à des artistes qui commencent leur carrière de venir chanter ou jouer devant un jury de sept ou huit personnes bien établies dans le domaine.

Le simple fait d’être sélectionné pour participer au concours est donc déjà une chance. L’an dernier, 38 chanteurs ont été choisis parmi les 469 inscriptions.

Outre les prix en argent pour les gagnants, tous les coûts du séjour à Montréal sont payés. « On offre le billet d’avion et l’hébergement dans des familles d’accueil pendant le séjour complet. Cela donne une touche humaine au concours », souligne Christiane LeBlanc.

Les participants nous disent que c’est spécial, car ils ne se sentent pas comme un numéro. On leur offre aussi une expérience humaine et la chance de se faire remarquer, même s’ils ne gagnent pas.

Christiane LeBlanc, directrice générale et artistique du CMIM

Le Québec reconnu pour ses voix

Même si elles ne font pas carrière en chant classique, Céline Dion, Ginette Reno, Isabelle Boulay et plusieurs autres chanteuses contribuent à la réputation du Québec à l’étranger.

« Le chant, c’est toujours extraordinaire, car nous produisons de belles voix, nous sommes reconnus mondialement pour nos chanteurs », constate Christiane LeBlanc.

Le concours, qui est aussi diffusé sur Internet, a un rayonnement mondial. « Les diffusions web sont importantes, tout le monde veut suivre la progression des chanteurs, notamment les familles qui n’ont pu se déplacer. Même Paris Match était là pour couvrir le concours », souligne la directrice générale.

La femme joue du violon devant un orchestre.La lauréate du Concours musical international de Montréal dans la catégorie violon en 2016, Ayana Tsuji Photo : Tam Lan Truong

Même si le concours attire des artistes du monde entier, Christiane LeBlanc aimerait accueillir plus de Canadiens. Toutefois, la nationalité n’est pas un des critères de sélection. « C’est aussi bien d’y assister. Il est important d’entendre ce qui se fait ailleurs dans le monde. »

Cette année, les jeunes artistes québécois peuvent assister à des classes données par trois membres du jury.

Familles d’accueil recherchées

Chaque année, le Concours a besoin d’une trentaine de familles d’accueil bénévoles pour héberger les finalistes. « Souvent, les concurrents préfèrent retourner dans leur famille d’accueil quand ils reviennent à Montréal, car des liens se créent », explique Christiane LeBlanc.

D’ailleurs, il manque quelques familles pour accueillir les prochains finalistes au concours de violon qui se déroulera du 26 mai au 5 juin prochains.

Les prochains finalistes du volet violon du Concours sont issus de 13 pays, mais parmi eux, il n'y a aucun Canadien. Les 15 femmes et 9 hommes âgés de 16 à 28 ans se disputeront plus de 150 000 $ en prix et bourses.

Le Concours a trois volets : chant, piano et violon, qui se déroulent en alternance chaque année.

Grand Montréal

Musique