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Déboires du navire Apollo, qui est responsable?

L'Apollo n'est plus en état de naviguer.
L'Apollo n'est plus en état de naviguer. Photo: Radio-Canada / Luc Paradis
Brigitte Dubé
Michel-Félix Tremblay

Le ministre fédéral des Transports, Marc Garneau, refuse d'assumer la responsabilité des déboires du navire Apollo. Selon lui, cette responsabilité revient à la Société des traversiers du Québec (STQ). Son homologue provincial, François Bonnardel, affirme que la STQ a fait totalement confiance aux évaluations de Transports Canada avant d'acheter le navire.

Questionné mercredi à son entrée à la Chambre de communes, Marc Garneau a rappelé que la décision de faire naviguer l’Apollo entre Matane et la Côte-Nord appartenait à la Société des traversiers du Québec (STQ).

C’est la STQ qui a acheté ce traversier et qui est responsable des opérations, a-t-il argumenté. Notre rôle à Transports Canada, c’était de vérifier qu’il était sécuritaire et on l’a fait en février.

Lundi, le Bureau de la sécurité des transports (BST) a soulevé de sérieux doutes quant à la navigabilité du vieux traversier, dont le certificat de conformité arrivait à échéance en juin.

Deux hommes sur le quai devant le navire Apollo.Les enquêteurs du Bureau de la sécurité des transports au quai de Matane Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Mardi, la STQ a annoncé la mise au rancart de l’Apollo.

DSC_0952_00001Apollo, STQ Photo : Radio-Canada / Luc Paradis_Rad

Incompréhension pour François Bonnardel

Mercredi, le ministre des Transports du Québec, François Bonnardel, a réitéré son incompréhension devant le fait que Transports Canada a autorisé deux fois la mise en service du navire.

Deux fois, ce bateau, on lui a permis de naviguer : en avril 2018, et à peine huit mois plus tard, quand on décidé de l’acheter, a-t-il rappelé. On a toujours bien demandé à Transports Canada : "Est-ce que vous êtes certains que ce bateau-là peut naviguer?" On nous a répondu oui et on a eu l’étampe de Transports Canada.

Ce n’est pas normal que, quatre mois plus tard, on nous dise que ce bateau-là n’est plus valable.

François Bonnardel, ministre des Transports du Québec
A05P9013Le ministre des Transports du Québec, François Bonnardel. Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

Questionné sur la fiabilité des normes fédérales appliquées pour l’évaluation de l’Apollo, M. Bonnardel a refusé de les remettre en question.

Transports Canada, c’est un organisme extrêmement important et ils nous ont donné l’aval que ce bateau pouvait naviguer en début d’année, a-t-il ajouté. Ils nous ont donné la même permission quand on a acheté ce bateau.

On était dans une situation d’urgence, il fallait répondre aux besoins de la population et dans ces circonstances, quand Transports Canada nous a donné l’aval, on l’a acheté.

François Bonnardel, ministre des Transports du Québec

Quant au député fédéral libéral d'Avignon–La Mitis–Matane–Matapédia, Rémi Massé, il affirme que Transports Canada n'a pas mis en péril la sécurité des usagers. Je fais confiance aux agents mandatés par Transport Canada, ils ont des normes rigoureuses, a-t-il assuré. Ils ont fait un travail nécessaire avant sa mise en service pour s’assurer que le navire soit en état de naviguer en toute sécurité.

Bas-Saint-Laurent

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