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L’intimité de clients d’hôtels, filmée et diffusée en ligne à leur insu

Une photo montrant une femme de dos en train de regarder à la fenêtre de son hôtel. En avant-plan, on peut voir une valise et un ordinateur portable posé sur le lit.
1600 personnes auraient été filmées à leur insu dans cette affaire. Photo: iStock
Radio-Canada

Deux hommes ont été arrêtés en Corée du Sud pour avoir présumément installé des caméras cachées dans différents hôtels du pays et diffusé en ligne les images captées, ont annoncé les autorités mercredi.

Le duo aurait placé des caméras dans 42 chambres situées dans 30 hôtels différents. Les appareils étaient dissimulés dans différents dispositifs dans les chambres, dont les prises électriques, les supports à sèche-cheveux et les récepteurs de télévision.

Les hôtels, répartis dans une dizaine de villes, ne seraient pas impliqués dans cette affaire.

Environ 1600 personnes auraient été filmées à leur insu par les suspects. Les images des caméras étaient diffusées en direct sur le web sur un site comptant plus de 4000 membres.

Près d’une centaine de membres du site payaient 60 $ par mois pour un abonnement offrant la possibilité de revoir les diffusions sur demande.

Les policiers sud-coréens ont indiqué que le site avait rapporté plus de 6000 $ à ses créateurs depuis le mois de novembre 2018.

« On a déjà vu un cas semblable, où des caméras illégales étaient installées dans (des hôtels) et étaient constamment et secrètement surveillées, mais c’est la première fois à notre connaissance que les vidéos sont diffusées en direct sur Internet », ont indiqué les policiers sud-coréens à CNN.

Un problème de société

Les caméras cachées constituent un véritable problème de société en Corée du Sud. L’an dernier, des milliers de femmes étaient descendues dans les rues de la capitale, Séoul, pour dénoncer l’espionnage sexuel.

Celles-ci dénonçaient alors l’anxiété et la détresse qu’elles ressentent à l'égard des images intimes d’elles diffusées sans leur consentement sur le web.

« Voici mon message aux hommes : je ne suis pas un objet pour assouvir vos désirs sexuels, avait scandé l'une des manifestantes. Je suis une citoyenne de premier ordre, tout comme vous! »

Une escouade spécialisée

Le problème est si criant que le gouvernement a mis sur pied une escouade d’inspectrices chargées d’examiner les salles de bain publiques à la recherche de caméras dissimulées.

Selon la loi sud-coréenne, enregistrer des images sexuelles intimes sans consentement est passible d'une peine d'emprisonnement pouvant aller jusqu'à 5 ans ou d'une amende pouvant aller jusqu'à 10 millions de wons, soit 11 800 $. Distribuer ces images dans un but lucratif est passible d'une peine maximale de sept ans de prison ou d’une amende de 30 millions de wons, soit 35 460 $.

Avec les informations de CNN, et The Associated Press

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