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Augmentation de salaire de 223 % en deux ans pour le PDG d'Alcoa

Roy C. Harvey, bras croisés, au siège social montréalais d'Alcoa, en mai 2016.

Le salaire de Roy C. Harvey a connu une importante augmentation de salaire depuis son entrée en poste comme PDG d'Alcoa, en 2016.

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

Maude Montembeault

Depuis que Roy C. Harvey est en poste à la tête d'Alcoa, son salaire est passé de 4 millions $ US en 2016 à plus de 13 millions $ US en 2018.

Roy C. Harvey a vu son salaire augmenter de plus de 23 % en un an et 223 % depuis deux ans.

En 2016, le dirigeant américain a empoché un salaire de 4 085 000 $ US. Il a gagné 10 720 000 $ US en 2017 et 13 196 000 $ US en 2018.

Le syndicat des Métallos perplexe

Cette nouvelle ne laisse pas le syndicat des Métallos indifférent. Ce syndicat représente entre autres les travailleurs en lock-out de l'Aluminerie de Bécancour inc. (ABI), qui appartient à 75 % à Alcoa.

Depuis le début du conflit, la compagnie répète qu’elle veut améliorer la compétitivité de l’usine. On se demande en quoi une telle augmentation du salaire du PDG améliore la compétitivité d’Alcoa. Son salaire a triplé. Ça envoie un curieux message aux travailleurs en lock-out depuis plus de 14 mois, analyse le président de la section locale 9700 du syndicat des Métallos, Clément Masse.

Extérieur de l'usine en hiver

L'Aluminerie de Bécancour

Photo : Radio-Canada

Rappelons que la dernière offre patronale rejetée massivement le 11 mars dernier proposait aux travailleurs de Bécancour des augmentations salariales annuelles de 2,55 %, au cours de la convention collective d'une durée de six ans.

Le conflit de travail à l'ABI a été déclenché 11 janvier 2018 et a franchi la barre des 14 mois.

Mauricie et Centre du Québec

Industries