•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Usine de biocarburant de Port-Cartier : manifestation pour le paiement des sous-traitants

Deux manifestants brandissant une pancarte : « Payez-nous c'est notre argent »
Une dizaine d'entrepreneurs de la région de Sept-Îles manifestent devant l'usine Arbec à Port-Cartier. Photo: Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau
Radio-Canada

Des entrepreneurs et des travailleurs ont manifesté mercredi matin devant l'usine de biocarburant à Port-Cartier. Ils dénoncent le fait que plusieurs sous-traitants qui ont participé à la construction de l'usine n'ont pas reçu toutes les sommes dues.

La quarantaine de manifestants réclamaient le paiement de tous les montants en souffrance à la forestière Arbec et ses partenaires dans le projet de l'usine BioÉnergie AE Côte-Nord.

Les propriétaires de l'usine sont d'ailleurs déjà poursuivis par certaines des compagnies qui ont participé à la construction de la bioraffinerie.

Cette usine vise la récupération de résidu de bois pour faire du combustible.

Manifestants en discussionLes manifestants disent ne pas avoir été payés par Arbec depuis des mois. Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Le propriétaire de RPF Électrique, Marc Poirier, affirme qu'Arbec lui doit plus de 350 000 $, depuis près d'un an.

Le propriétaire de RPF Électrique, Marc Poirier Le propriétaire de RPF Électrique, Marc Poirier Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Il y a eu des dépassements de coûts [en raison] des différences dans les technologies, indique Marc Poirier. Il y a eu des surprises en cours de route. Nous, on a une réclamation, tous les entrepreneurs ont des sommes dues à ça. On n'est pas payé!

De plus, une décision d'un tribunal d'arbitrage en août dernier a changé la classification du chantier.

Selon cette décision, le chantier n’est pas classé dans la catégorie industrie légère, tel que signé dans les contrats initiaux, mais bien dans la catégorie industrie lourde.

Ce qui fait que les travailleurs qui ont participé à la construction ont droit à un salaire et des avantages sociaux plus élevés pour chaque heure de travail sur le chantier.

On remarque une pancarte indiquant industriel léger versus lourd payez-nous c'est notre argent.Des manifestants discutent à proximité de l'usine de biocarburant. Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Ce n'est pas normal que ça s'étire en longueur, dénonce Marc Poirier. Ce que je trouve désolant à matin, c'est que j'ai jamais été obligé de sortir dans la rue pour me faire payer. Mais, ce que je trouve beau, [c’est que] les travailleurs s'associent avec les entreprises pour dire à Arbec : "Regardez-là, Arbec, réglez les entreprises pour qu'elles nous règlent!".

Le représentant des opérateurs de machinerie lourde sur la Côte-Nord, Bernard Gauthier, appelle à la solidarité entre les travailleurs et les patrons.

Ces entrepreneurs-là, quand il n'y a pas beaucoup d'ouvrage ici, ils nous font vivre, souligne Bernard Gauthier. On ne veut pas les voir disparaitre. On ne veut pas les voir dans une situation financière précaire. Il y en a là-dedans qu'ils ont déjà dû mettre leur main dans leur poche pour payer leurs travailleurs. On ne les laissera pas tomber.

Bernard Gauthier accorde une entrevue à Radio-Canada lors de la manifestation. Un manifestant près de lui tient un drapeau de la FTQ construction de la Côte-Nord.Le syndicaliste Bernard Gauthier. Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

La bioraffinerie, dont le coût est estimé à 100 millions de dollars, a été financée au trois quarts par les gouvernements canadiens et québécois.

Les représentants d'Arbec ont refusé nos demandes d'entrevues.

Avec les informations de Jean-Louis Bordeleau

Côte-Nord

Industrie forestière