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Facebook va changer sa gestion des publicités afin de lutter contre la discrimination

Des personnes regardent leur téléphone avec le logo de Facebook en arrière-plan.
Dans sa démarche de ciblage publicitaire, Facebook a été accusé de favoriser la discrimination. Photo: Reuters / Dado Ruvic
Agence France-Presse

Le géant du web a annoncé mardi qu'il voulait limiter les publicités ciblant les minorités et les populations économiquement fragiles pouvant mener à de la discrimination dans les domaines du logement, du crédit ou de l'emploi. Le réseau social met ainsi fin à des poursuites engagées contre lui par des organisations de défense des droits civiques aux États-Unis.

Il y a une longue tradition de discrimination dans le domaine du logement, de l'emploi et du crédit, et ce comportement toxique ne devrait pas être perpétué à travers des publicités de Facebook, a assuré la numéro deux du premier réseau social du monde, Sheryl Sandberg, dans un billet de blogue (Nouvelle fenêtre) annonçant l'accord à l'amiable conclu avec ces associations, dont la puissante American Civil Liberties Union (ACLU).

Les négociations pour mettre un terme aux poursuites ont duré 18 mois, selon l'ACLU.

L'une des mesures prises est l'interdiction de cibler par catégorie d'âge, par genre ou par code postal, pour quiconque souhaite faire de la publicité dans un de ces trois domaines.

En matière de crédit, par exemple, les minorités et les personnes défavorisées sont souvent la cible d'offres de crédit immédiat d'usuriers. Ces derniers proposent des taux tellement élevés qu'il est ensuite difficile de rembourser l'argent emprunté, exposant les gens à une spirale d'endettement.

En ce qui concerne le logement, les outils de ciblage de la publicité donnaient la possibilité aux annonceurs d'exclure des catégories de la population qui ne leur convenaient pas.

Facebook va donc aussi mettre sur pied un outil permettant de chercher un logement parmi toutes les publicités immobilières aux États-Unis.

La tolérance est au cœur des valeurs de Facebook

Sheryl Sandberg

Les publicités sur le logement, l'emploi ou le crédit sont cruciales pour aider les gens à s'acheter une nouvelle maison, à entreprendre une grande carrière ou à avoir accès au crédit, mais elles ne devraient jamais être utilisées pour exclure des gens ou faire du mal, souligne Mme Sandberg.

Selon les termes de l'accord, Facebook a accepté que les plaignants et leurs représentants puissent examiner tous les six mois, pendant trois ans, le respect de l'accord.

Le réseau social a également accepté de travailler avec des experts, des universitaires et des chercheurs ainsi que des défenseurs des droits civiques afin d'étudier le risque d'apparition non intentionnelle de biais dans les algorithmes utilisés par les réseaux sociaux.

Cet accord à l'amiable est une rare bonne nouvelle pour le réseau créé et toujours dirigé par Mark Zuckerberg, qui défraie la chronique quasiment quotidiennement depuis plus d'un an avec de multiples révélations sur des pratiques contestables ou peu transparentes.

Outre sa façon de tirer profit des données personnelles de ses utilisateurs - qui font la fortune du réseau en permettant de cibler les publicités -, on reproche également à Facebook d'avoir manqué de réactivité au moment où la plateforme était exploitée par des agents russes pour influencer l'élection présidentielle américaine de 2016, ou son manque de réaction face à la violente propagande de l'armée birmane contre les musulmans rohingyas.

Plus récemment, on a également accusé l'entreprise d'avoir mis trop de temps à retirer la diffusion en direct de l'assassinat de 50 musulmans en Nouvelle-Zélande par un suprémaciste blanc.

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