•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Québec solidaire déloge le PQ et devient le 2e groupe d'opposition

Le président de l'Assemblée nationale François Paradis, lors de la reprise des travaux le mardi 5 février 2019
Le député caquiste François Paradis préside l'Assemblée nationale. Photo: Assnat
Radio-Canada

Le président de l'Assemblée nationale du Québec, François Paradis, a relégué mercredi le Parti québécois (PQ) au troisième et dernier rang des groupes d'opposition reconnus. Le deuxième rang est désormais attribué à Québec solidaire (QS). Le Parti libéral du Québec (PLQ) forme toujours l'opposition officielle.

C'est le nombre de sièges que détient un parti qui devient déterminant dans ce genre de situation, a expliqué le président de l'Assemblée nationale.

Le PQ est passé de dix à neuf députés après la décision de Catherine Fournier, élue dans Marie-Victorin, de siéger comme indépendante. Catherine Fournier considère que le parti de René Lévesque n'est plus le véhicule approprié pour réaliser la souveraineté du Québec.

Le temps de parole de la députée Catherine Fournier durant la période de questions sera comptabilisé dans celui alloué au PQ, même si elle ne fait plus partie de cette formation.

Réagissant à ce recul en Chambre, le leader parlementaire du Parti québécois, Martin Ouellet, a tenu à rappeler que le PQ avait « fait élire dix députés et obtenu 17 % des votes le premier octobre dernier, soit plus que Québec solidaire ».

Le président de l'Assemblée nationale a pris cette décision en réponse à une requête présentée la veille par Québec solidaire.

« Il n'est pas question de fanfaronner avec ça, a affirmé le député solidaire Gabriel Nadeau-Dubois en conférence de presse par la suite. Mais oui, c'est un moment important pour Québec solidaire. »

Le député de Gouin affirme que QS disposera d'un peu plus de moyens parlementaires à l'avenir en raison de ce nouveau statut.

Le leader parlementaire du PQ, Martin Ouellet, croit que ce changement n'aura pas pour effet de réduire les budgets alloués au PQ. « Donc, pour nous, on va faire le même travail de proposition, de conviction à l'Assemblée nationale que nous soyons la deuxième ou la troisième opposition », a-t-il dit.

Avec les informations de La Presse canadienne

Politique