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Prise de bec à Queen's Park : le premier ministre traite de « lâche » le député d'Essex

Gros plan sur un homme politique en Chambre.
Le premier ministre a traité de « lâche » le député d'Essex, Taras Natyshak. Photo: Chaîne parlementaire
Radio-Canada

Le premier ministre Doug Ford a eu un échange musclé avec Taras Natyshak à Queen's Park mardi. Ce dernier demandait des précisions au premier ministre au sujet de l'exclusion du député Randy Hillier du caucus progressiste-conservateur la semaine dernière.

Le député d'Essex se promène ici comme un gros dur. Et bien pourquoi le gros dur ne sort-il pas de la chambre pour faire ses accusations s'il est tellement sûr de ce qu'il dit? Mais il n'en a pas le courage.

C'est ainsi que le premier ministre a répondu à une question du député d'Essex sur les raisons qui ont mené à l'exclusion de M. Hillier des rangs progressistes-conservateurs.

Randy Hillier, qui représentait la circonscription de Lanark-Frontenac-Kingston, dans l'Est de l'Ontario, a été expulsé la semaine dernière et aurait été limogé pour avoir fait part de ses préoccupations concernant le possible lobbying illégal et non enregistré de proches amis et de conseillers employés par le premier ministre Ford.

Le premier ministre s'est défendu de ces allégations en affirmant que le député d'Essex accusait des innocents, puis a réitéré ses propos.

Il sait qu'il n'a pas un avocat assez bon pour dire cela en public. Il se prétend un dur, mais en fait c'est un lâche.

Doug Ford, premier ministre de l'Ontario

Le président de la Chambre a rappelé à l'ordre les députés et le premier ministre indiquant que ces observations étaient inacceptables et qu'elles n'aidaient pas la teneur des débats.

Gros plan sur un homme assis en Chambre.Taras Natyshak, député d'Essex, n'a pas lâché prise après les insultes du premier ministre. Photo : Chaîne parlementaire

Acte 2

Taras Natyshak a par la suite de nouveau insisté auprès de M. Ford pour lui demander si le licenciement de Hillier était le dernier mouvement d'une série de manoeuvres de vengeance comme celle qui a poussé au renvoi de Brad Blair ou à la décision du gouvernement de réduire la taille du conseil municipal de Toronto.

Le premier ministre attaque toute personne qui n'est pas d'accord avec lui. Est-ce qu'il a expulsé le député de Lanark-Frontenac-Kingston pour avoir refusé d'ignorer des actes illicites possibles de lobby? Levez-vous, répondez, a demandé le député d'Essex.

Doug Ford a cette fois parlé d'allégations absolument ridicules.

Il a par la suite changé de sujet, qualifiant d'ironique le fait que le NPD organise des collectes de fonds sous forme de réception privée où les participants doivent payer 800 $ alors que les conservateurs se contentent de dîners spaghetti à 25 $ dans toute la province.

Les échanges entre les deux élus ont conduit à plusieurs ovations de chaque côté de la Chambre.

En février, les partis d'opposition avaient fait part de leurs préoccupations concernant un événement de collecte de fonds du Parti progressiste-conservateur où les billets coûtaient 1250 $, ce que Doug Ford avait défendu.

Windsor

Politique provinciale