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Des gens tiennent un cercueil à bout de bras.

Les proches des victimes ont porté les dépouilles vers leur tombe.

Photo : Reuters / Jorge Silva

Radio-Canada

Les premières funérailles ont été célébrées mercredi matin, à Christchurch, à la mémoire de victimes de l'attentat terroriste qui a fait 50 morts et de nombreux blessés vendredi dernier en Nouvelle-Zélande.

Au moins deux victimes ont été enterrées au Memorial Park Cemetery.

Il s’agit notamment de deux réfugiés syriens : Hamza Mustafa, 15 ans, et son père, Khalid, 44 ans. Ils étaient arrivés en Nouvelle-Zélande six mois auparavant. Blessé à la jambe, le frère d’Hamza, Zaid, a assisté aux funérailles.

Un jeune homme en fauteuil roulant porte les mains à son visage. Des gens sont rassemblés autour de lui.

Zaid Mustafa, 13 ans, assiste aux funérailles. Son père et son frère ont été tués dans l'attaque.

Photo : Getty Images / Carl Court

Un chapiteau a été aménagé sur les lieux de la tragédie, dans lequel se trouve un espace pour les familles, selon Jocelyn Ritchie, porte-parole du conseil municipal.

Après un moment consacré à la prière, la famille et les amis des défunts ont porté les corps jusqu’à leur tombe. Ils y ont ensuite jeté des poignées de terre en guise d’adieux.

La tenue de ces premières cérémonies survient après des demandes provenant de familles éplorées qui, conformément à la coutume musulmane, souhaitent pouvoir enterrer leurs morts le plus rapidement possible.

Or, les funérailles ont été reportées en raison du lent processus d'identification et des enquêtes médico-légales.

Incompréhension

Le commissaire de police Mike Bush a affirmé mercredi matin que 21 victimes avaient été identifiées et que les corps étaient prêts à être rendus aux familles.

La police a promis de mener à bien sa tâche le plus vite possible pendant que des dizaines de familles de victimes arrivent du monde entier à Christchurch en vue des funérailles.

Javed Dadabhai, venu d'Auckland pour enterrer son cousin, a notamment expliqué que les proches avaient été avertis par les autorités que « le processus serait très lent, très exhaustif ».

« Certaines familles ont été invitées à aller voir les leurs [...], ceux qui sont les plus faciles à reconnaître. Mais nous parlons de trois ou quatre familles, a-t-il dit. La majorité des gens n'ont toujours pas eu l'occasion de voir leurs proches. »

Pour Mohamed Safi, un réfugié afghan de 23 ans, dont le père Matiullah est mort à la mosquée Al-Nour, ces délais sont inconcevables. Il supplie les autorités de le laisser identifier son père.

Ils disent qu'ils font leur procédure. Mais quelle procédure? Pourquoi je ne sais pas ce que vous faites pour identifier le corps? Pourquoi ne suis-je pas contacté en tant que proche direct?

Mohamed Safi, dont le père est décédé dans l'attentat

Selon une liste qui circule parmi les familles, les victimes étaient âgées de 3 à 77 ans. Plusieurs étaient natives de la région, mais d'autres étaient originaires de pays lointains, comme l'Égypte ou la Jordanie.

Selon l'hôpital de Christchurch, 29 personnes blessées dans l'attaque reçoivent toujours des traitements, et 8 d'entre elles sont dans un état critique.

Attentats dans deux mosquées de la Nouvelle-Zélande

Avec les informations d'Agence France-Presse et d'Al-Jazeera

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