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Un syndicat dénonce l’allongement des délais pour certaines analyses en laboratoire

La CSN s'inquiète des conséquences de la fusion des laboratoires médicaux
Le syndicat s'inquiète du temps d'analyse des échantillons Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

L'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) affirme qu'un manque de personnel dans les laboratoires médicaux au Bas-Saint-Laurent allonge les délais pour certaines analyses.

Le syndicat qui représente les technologistes médicaux déplore que depuis le début de l'année 2018, un total de six postes aient été abolis dans les hôpitaux de Notre-Dame-du-Lac, Rivière-du-Loup, La Pocatière, Rimouski et Amqui.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent confirme ces abolitions. Il indique qu'il a procédé par attrition, c'est-à-dire, que les postes ont été réévalués lors des départs à la retraite et que ce processus se poursuivra.

Le syndicat affirme que deux autres suppressions de postes sont aussi à venir, une à Matane et une à La Pocatière, mais le CISSS ne veut pas commenter à ce sujet.

La représentante de l'APTS au Bas-Saint-Laurent, Mélanie Bernier, soutient que ces compressions se traduisent par une surcharge de travail pour les technologistes.

Mélanie Bernier, représentante de l'APTS au Bas-Saint-Laurent.Mélanie Bernier, représentante de l'APTS au Bas-Saint-Laurent Photo : Radio-Canada / Jean-Luc Blanchet

Le temps supplémentaire est devenu une méthode de gestion. On demande aux gens, même s'ils sont en surcharge déjà, même si la pression est intense, de rentrer en supplémentaire pour compléter ou diminuer les délais d'attente.

Mélanie Bernier, représentante de l'APTS au Bas-Saint-Laurent

Elle ajoute que les abolitions de poste entraînent des retards dans l’analyse de certains échantillons.

Le syndicat note par exemple un délai de deux semaines pour les frottis sanguins ces dernières semaines, alors que ces analyses sont normalement complétées le jour même ou le lendemain.

Les analyses prioritaires non touchées

La présidente du Conseil des médecins, dentistes et pharmaciens du CISSS du Bas-Saint-Laurent, Gabrielle Gagnon, affirme que les retards actuels ne sont pas inhabituels, et qu'il n'y a pas eu de plaintes de médecins à ce sujet.

Il y a des mécanismes pour bien identifier les frottis qui sont urgents et ceux-là sont traités en priorité. Donc ceux souvent qui sont en retard, c'est le troisième frottis de la même semaine du même patient, explique-t-elle.

Le directeur clinico-administratif Optilab au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie, René Bergeron, assure également que les analyses prioritaires n'ont pas été touchées par ces délais.

Les ressources ont été mises en place pour corriger cette situation-là aussitôt que les gens l'ont constatée.

René Bergeron, directeur clinico-administratif Optilab au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie

M. Bergeron reconnaît par ailleurs que l'organisation a atteint la fin des listes de rappel. Il ajoute qu'il cherche à recruter de 8 à 10 personnes supplémentaires pour les laboratoires du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie pour combler les absences particulièrement à l'approche de la période estivale.

Le directeur clinico-administratif précise que malgré le changement de gouvernement, la réforme Optilab qui avait été lancée par Gaétan Barrette se poursuit, puisqu’il n'y a pas eu de directive contraire de la part de Québec.

D’après les informations d’Ariane Perron-Langlois

Bas-Saint-Laurent

Santé