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Budget 2019 : les Fransaskois espèrent des investissements en éducation

Denis Simard est à l'extérieur. Derrière lui, il y a des matériaux de construction et un hangar.
Le président de l’Assemblée communautaire fransaskoise (ACF), Denis Simard, espère des annonces dans les infrastructures scolaires pour la communauté francophone dans le budget provincial 2019-2020. Photo: Radio-Canada
Raluca Tomulescu

La ministre des Finances de la Saskatchewan, Donna Harpauer, déposera le budget 2019-2020 de la province mercredi, un budget qu'elle dit « solide et équilibré ». À la veille du dépôt, c'est dans le domaine de l'éducation que la communauté fransaskoise exprime le plus d'attentes.

Le président de l’Assemblée communautaire fransaskoise (ACF), Denis Simard, l’affirme d’emblée : il espère des « annonces positives par rapport à de nouvelles infrastructures [scolaires] pour la communauté ».

En novembre dernier, le Conseil des écoles fransaskoises (CEF) a annoncé qu’il avait élaboré, avec le gouvernement de la Saskatchewan, une entente de principe confirmant la construction de trois nouvelles écoles francophones dans la province au cours des six prochaines années. Ces écoles doivent voir le jour à Regina, à Prince Albert et à Saskatoon.

En échange, le Conseil scolaire fransaskois (CSF) s’était engagé à abandonner les procédures judiciaires entreprises par le Collectif des parents inquiets et préoccupés (CPIP). Le collectif voulait obtenir plus de financement de la part du gouvernement provincial, et le CSF s’était rallié à sa cause.

Denis Simard rappelle, d’autre part, que la formule de financement de l’éducation francophone en Saskatchewan est toujours à revoir.

On cherche à avoir une formule de financement bonifiée qui va mieux répondre aux besoins des écoles du CEF.

Denis Simard, président de l'Assemblée communautaire fransaskoise

De son côté, le CEF a choisi de ne pas s'exprimer avant le dévoilement du budget.

Quant au CPIP, qui dit avoir beaucoup d’attentes pour le budget provincial 2019-2020, il s’exprimera après avoir pris connaissance du budget.

Denis Simard veut aussi voir le financement de la Direction des Affaires francophones (DAF) maintenu, « pour s’assurer que la DAF avance bien ».

Il dit ne pas avoir d’attentes particulières dans d’autres domaines, mais, en matière d’immigration, il accueillerait favorablement « du financement additionnel pour le recrutement de personnes qui parlent français » et d’autres places en garderie en ce qui concerne la petite enfance.

Manque d’espace

Le manque d’espace dans les établissements scolaires francophones de la province préoccupe toujours certains représentants de conseils d’école de la communauté.

Le président du conseil d’école de l’École Valois, de Prince Albert, Roger Boucher, dit qu’il a hâte de consulter le budget 2019-2020 pour voir si du financement est réservé à sa région.

« Une nouvelle école ou un nouveau bâtiment qui pourrait marcher pour Valois, ce serait fantastique », affirme-t-il.

Une nouvelle école permettrait surtout aux élèves plus âgés, selon lui, de bénéficier d’espaces et de formations supplémentaires en mécanique ou en électricité, par exemple.

Du côté de Ponteix, « c’est toujours serré », selon le président du conseil d’école de l’École Boréale, Daniel Roberge. Il dit ne pas s’attendre à une nouvelle école, mais espère des fonds pour une ou deux autres classes modulaires.

« Nous avons des besoins actuels qui pressent beaucoup. Nous avons des classes dans le sous-sol du Centre culturel Royer, ce n’est pas le plus convenable pour l’enseignement, c’est plutôt petit et il n’y a pas assez de fenêtres. Ça concerne la sécurité des enfants, ce n’est pas du luxe », explique-t-il.

Un budget qui ne devrait pas ébranler

Pour le professeur d’histoire émérite de l’Université de Regina et observateur de la scène politique Stephen Kenny, il ne faut pas s’attendre à de grandes initiatives de la part du gouvernement dans ce budget.

On ne veut certainement pas « ébranler les choses » à l'approche des élections provinciales en 2020, dit-il.

Toutefois, il précise que si des « cadeaux importants » y figurent, il se pourrait qu’il s’agisse d’un budget préélectoral, et que le gouvernement déclenche des élections plus tôt que prévu.

Stephen Kenny estime enfin qu’avec le léger surplus financier annoncé par Donna Harpauer, lundi, il ne faut pas s’attendre à des ajouts significatifs dans les différents domaines de l’économie de la Saskatchewan.

Avec des informations de Marie-Christine Bouillon et de Nicolas Duny

Saskatchewan

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