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Incendie à Louvicourt en 2003 : le procès est suspendu

Cette affiche se trouve sur les lieux de l'incendie depuis les faits.
Cette affiche se trouve sur les lieux de l'incendie depuis les faits. Photo: Radio-Canada / Thomas Deshaies
Thomas Deshaies

Le procès de Marie-Lyne Plourde, accusée de complot en vue de commettre un incendie criminel et d'avoir intentionnellement causé par le feu un dommage à un bien, a été suspendu mardi. La juge a émis des doutes quant à l'aptitude de l'accusée à subir son procès. Il s'agit d'un autre report pour ce procès, qui devait initialement avoir lieu en novembre 2017, pour des événements qui ont eu lieu il y a 16 ans.

En plein contre-interrogatoire de l'accusée par la Couronne, la juge Denise Descôteaux a décidé de suspendre temporairement le procès. Elle a ordonné que Marie-Lyne Plourde subisse une évaluation de son état psychologique afin de déterminer si elle est apte à subir son procès.

L'accusée répondait de manière chaotique à certaines questions des procureurs, en cette troisième journée de procès qui devait être d'une durée d'une journée. L'accusée a déjà dû se soumettre à des évaluations psychologiques par le passé sous ordonnance du tribunal.

Mme Plourde a notamment déclaré lors de son interrogatoire qu'elle n'était aucunement liée à l'incendie qui a ravagé le restaurant l'Étoile du nord en 2003. Lorsque questionnée sur une déclaration filmée par les policiers en 2013, où elle avouait sa responsabilité, elle a déclaré n'avoir aucun souvenir de cet événement. Non j'ai dit non, ce n'est pas moi, a-t-elle notamment déclaré à la cour.

Évaluer la validité des déclarations

Avant la suspension du procès, les deux parties débattaient de la validité de certaines déclarations de Marie-Lyne Plourde qui ont été prises par les policiers.

La sergente-détective de la Sûreté du Québec Isabelle Gagnon a notamment tenté de démontrer que les interrogatoires avaient été effectués dans le respect des droits de Mme Plourde. Selon Mme Gagnon, elle n'aurait pas été contrainte par la force de faire une déclaration. Elle n'était pas mélangée, elle comprenait ce qui se passait et elle était lucide, a-t-elle notamment souligné.

La défense a tenté de relever certaines failles dans le travail des policiers. L'accusée Marie-Lyne Plourde a quant à elle expliqué qu'un enquêteur aurait été brusque durant l'interrogatoire. Elle a aussi affirmé qu'elle avait dû être hospitalisée une semaine après cet événement, notamment en raison de sa dépression.

Les deux parties seront de retour au tribunal 18 avril prochain afin de déterminer si le procès pourra bel et bien se poursuivre dans un avenir rapproché.

Abitibi–Témiscamingue

Procès et poursuites