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Quand un drone peut être piloté par la pensée

Vue sur un appareil noir. À chaque extrémité, il y a une hélice. Il est posé sur une table.

Quatre étudiants en sciences informatiques de l'Université MacEwan ont réussi à faire voler un drone par le seul pouvoir de la pensée.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Seulement avec le pouvoir de la pensée et un peu de magie informatique, des étudiants de l'Université MacEwan, à Edmonton, ont réussi à faire voler un drone dans le cadre d'un projet universitaire. Ils ont présenté le fruit de leurs recherches mardi.

À l’aide d’un casque à électrodes, Stephen Doyle, l’un des quatre étudiants participant à ce projet, n’a qu’à s’imaginer en train de faire un effort physique pour qu’un drone se retrouve dans les airs.

Il lui suffit de penser à pousser le sol avec ses bras ou à se rapprocher du plancher pour contrôler les mouvements de l’appareil, vers le haut ou vers le bas.

« C’est exigeant mentalement », avoue l’étudiant qui doit, pendant qu’il porte le casque, se fermer complètement au monde extérieur.

Vue sur un jeune homme avec un casque à électrodes sur la tête. Il a un regard très concentré.

Stephen Doyle, étudiant de l'Université McEwan

Photo : Radio-Canada

Le casque que Stephen porte sur sa tête identifie la partie du cerveau qui s'active chaque fois qu’il pense à ces deux mouvements. Un algorithme d'apprentissage automatique décode cette information, la transforme et envoie une commande au drone.

Cette interface humain-ordinateur complexe a été mise au point par Stephen Doyle, Alex Crowder, John Simmonds et Mark Reid dans leur dernière année du baccalauréat en Sciences informatiques.

C’est John Simmonds qui a d’abord présenté l’idée à ses camarades de classe en septembre dernier.

« Nous trouvions l’idée super, mais nous ne nous attendions pas à ce qu’elle fonctionne », reconnaît Mark Reid.

Malgré ce scepticisme initial, après quatre mois de travail acharné, le drone a finalement décollé.

La première fois, c’était terrifiant. Un drône qui était sous le contrôle de ma pensée, c’était terrifiant!

Stephen Doyle, étudiant

Les quatre étudiants pensent maintenant à commercialiser cette invention, mais il faudra encore un peu en peaufiner l’interface et l'algorithme.

Par ailleurs, ils souhaitent que leur trouvaille fasse avancer la recherche biomédicale, et surtout le développement de membres artificiels contrôlés par la pensée.

Avec les informations de Mirna Djukic

Alberta

Intelligence artificielle