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Repérer les engins de pêche « fantômes » pour sauver les baleines noires

Baleine noire empêtrée dans des cordages de pêche.
Les plus grandes menaces pour la survie de la baleine noire de l'Atlantique Nord sont, selon le gouvernement du Canada, les collisions avec des navires et l'empêtrement dans l'équipement de pêche (comme ci-dessus). Photo: NOAA
Radio-Canada

Le Centre interdisciplinaire de développement en cartographie des océans (CIDCO) mène des recherches pour trouver un moyen de repérer les engins de pêche perdus en mer, souvent décrits comme des « engins fantômes ».

Ce projet de recherche, mis en branle l’an dernier, vise surtout à protéger les baleines noires, qui peuvent s’empêtrer dans ce genre d'équipements.

Le CIDCO tente ainsi de développer des sonars permettant de repérer puis de récupérer ces engins de pêche « fantômes » à la fin de la saison.

C’est un projet à plusieurs dimensions, tant au niveau de la détection et de l’identification des équipements, que de la récupération des équipements et même du recyclage des équipements récupérés.

Jean Laflamme, directeur général du CIDCO

Le projet doit s’étendre sur plusieurs années, trois ou quatre, selon le directeur général du CIDCO, Jean Laflamme. Il explique que le centre de recherche a déjà démontré la faisabilité de son concept grâce à une série de tests effectués sur des systèmes acoustiques. Le CIDCO est désormais en discussion avec des entreprises de fabrication de sonars.

M. Laflamme ajoute qu’il faudra par la suite déterminer qui se chargera de récupérer les engins de pêche « fantômes », une tâche qui peut s’avérer ardue à plusieurs endroits dans le golfe du Saint-Laurent.

Lancement de l'HydroBall

Par ailleurs, le CIDCO a vendu quelques 25 HydroBall, un instrument nouveau genre qu'il a développé pour cartographier les fonds marins. Ressemblant vaguement à l'« Étoile de la mort » de la saga Star Wars, l'HydroBall se vend 25 000 $. Le lancement officiel a eu lieu mardi.

Les acheteurs de cet équipement sont des ministères et des firmes d'arpenteurs-géomètres qui ont à intervenir en milieu marin, selon Jean Laflamme.

Le CIDCO, basé à Rimouski, compte une douzaine d'employés.

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