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Réunis pour améliorer le système de justice pour les Autochtones

Des personnes assistent à une conférence à l'UQAT à Val-d'Or.
Une centaine de personnes ont pris part à ce forum dans le cadre de la Semaine pour l'élimination de la discrimination raciale de Val-d'Or. Photo: Radio-Canada / Jean-Marc Belzile
Jean-Marc Belzile

Plus de 100 personnes se sont réunies à Val-d'Or mardi dans le cadre d'un Forum justice organisé par le Regroupement des Centres d'amitié autochtone du Québec. L'objectif était de discuter de la possible cohabitation du système de justice québécois avec une justice communautaire autochtone

Des représentants de différents services publics, des communautés autochtones, du milieu académique et communautaire étaient sur place afin d'avoir cette réflexion.

Le principal constat est que le système de justice actuel n'est pas adapté à la réalité autochtone.

Quelques conférenciers ont pris la parole afin d'apporter des pistes de solutions.

Il faut dire qu'en ce moment, plus de 25 % des détenus sont des Autochtones dans les pénitenciers canadiens, alors qu'ils représentent 5 % de la population.

Une femme parle sur scène, où se trouvent des artefacts autochtones.Carole Lévesque, professeure à l’Institut national de recherche scientifique Photo : Radio-Canada / Jean-Marc Belzile

L'avocate au Centre d'amitié autochtone de Val-d'Or, Ève Laoun, assure que des mécanismes sont déjà en place dans certaines communautés, mais ne sont pas reconnus par le gouvernement du Québec.

Si on s'intéresse aux travaux des comités de justice qui sont présents dans de nombreuses nations autochtones au Québec et qui ont mis en place des méthodes de résolution de conflits, des cercles de parole, des mécanismes de médiation, d'accompagnement personnel ou familial, des éléments de déjudiciarisation, des ententes avec le Directeur des poursuites criminelles et pénales, tout ça, ce sont des choses qui existent, mais qui sont simplement méconnues.

Le professeur à la Faculté de droit à l'Université de Montréal, Jean Leclair, croit que tant le gouvernement que les Autochtones ont intérêt à se tourner vers une justice communautaire autochtone.

On va s'assurer à ce moment-là que les Autochtones vont le respecter, parce qu'ils vont y voir quelque chose dans lequel ils se reconnaissent. L'État va en profiter, parce que l'État n'aura pas recours comme il le fait inutilement à ses propres ressources étatiques, qui finissent généralement en emprisonnement pour les Autochtones, alors on ne règle rien, estime-t-il.

Abitibi–Témiscamingue

Autochtones