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25 % moins de résidences pour personnes âgées en Abitibi-Témiscamingue

Une femme pose à côté d'une affiche montrant le slogal «Vieillir dans sa communauté, un droit pour tous les aînés».

La directrice générale adjointe du Regroupement québécois des résidences pour aînés, Chantale-St-Onge

Photo : Radio-Canada / Piel Côté

Radio-Canada

Le nombre de résidences pour personnes aînées en Abitibi-Témiscamingue a chuté de 25 % depuis 2014. Il y a cinq ans, on comptait 64 établissements du genre dans la région. En date du 1er novembre 2018, il n'y en n'avait plus que 48. Le Regroupement québécois des résidences pour aînés (RQRA) est en tournée dans la région pour rencontrer ses membres.

Le Regroupement québécois des résidences pour aînés s'inquiète pour la survie de ces résidences. La directrice générale adjointe du RQRA, Chantale-St-Onge, souhaite que le gouvernement agisse rapidement.

Elle estime que si 16 établissements dans la région ont disparu, c'est en raison de la hausse des dépenses et des exigences réglementaires.

La réglementation gouvernementale demande beaucoup de normes et c'est lourd pour les petites résidences. C'est bien pour la sécurité des résidents, mais ça crée une pression pour les exploitants. Il y a aussi l'augmentation des coûts, que ce soit les salaires ou l'alimentation, comparativement à la capacité de payer des aînés qui est plus faible, lance Mme St-Onge.

Manque de revenu, explique une propriétaire

À Senneterre, Sylvie Chabot-Roy a récemment fermé ses deux résidences pour personnes âgées.

Quand nous avons fermé, les gens pleuraient, mais je n'avais plus le choix. Le gouvernement n'a jamais voulu nous aider dans quoi que ce soit. La ministre dans le temps du gouvernement libéral est venue me voir et m'a dit qu'on allait faire quelque chose et il ne s'est jamais rien passé, déplore-t-elle.

Des gens écoutent une personne en visioconférence dans une salle de congrès.

Le RQRA était en tournée en Abitibi-Témiscamingue le 19 mars.

Photo : Radio-Canada / Piel Côté

Le manque de revenus l'a obligée à prendre cette décision. La dame a plutôt décidé de louer les chambres à des travailleurs.

Les normes pour des petites résidences familiales, ça n'a pas d'allure, nous avons les mêmes normes que les grosses résidences. S'ils veulent faire ça, qu'ils nous donnent de l'aide, dit Mme Chabot-Roy

La situation idéale pour une qualité de vie dans les milieux ruraux est que les aînés aient accès aux résidences à caractère familial, mais nous avons besoin de l'aide des gouvernements pour offrir ce service-là.

Au Québec, on compte plus de 450 fermetures depuis 2014, parmi les résidences de moins de 50 unités. La ministre responsable des Aînés et des Proches aidants, Marguerite Blais, n'accordera pas d'entrevue à ce sujet puisque son ministère travaille sur la situation, indique son attaché de presse.

Abitibi–Témiscamingue

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