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Un joueur autochtone du Manitoba sous contrat avec les Panthers de la Floride

Brady Keeper portant le chandail de l’équipe de hockey de l’Université du Maine.
À 22 ans, Brady Keeper fait son entrée dans la Ligue nationale de hockey. Photo: Hockey East Association
Radio-Canada

Brady Keeper, de la Nation crie Pimicikamak, a signé un contrat de deux ans avec les Panthers de la Floride. À 22 ans, le jeune Manitobain rejoint la Ligue nationale de hockey (LNH).

Passé par le Blizzard de la Nation crie Opaskwayak, Brady Keeper avait rejoint l’équipe de hockey de l’Université du Maine.

« C’est un défenseur qui a du talent pour faire circuler la rondelle. Il pense vite, il est réactif, il a beaucoup de potentiel parce que c’est encore un talent brut », affirme son désormais ancien entraîneur de l'Université et compatriote manitobain, Alfie Michaud.

« [C'est] un sentiment doux-amer de le voir partir, lorsqu’on sait d’où il vient et ce qu’il est devenu, ajoute-t-il. Mais en même temps, on a le sentiment qu’on peut l’aider à grandir. » La communauté de Brady Keeper, rappelle-t-il, a connu sa part de moments difficiles au cours des dernières années, et le fait de voir un des leurs réussir de cette façon représente une source d'espoir pour les jeunes de la Nation crie Pimicikamak.

Alfie Michaud était dans la pièce lorsque Brady Keeper a signé son contrat. Il raconte que le jeune joueur arborait un grand sourire après avoir reposé son stylo.

Pour autant, l’entraîneur précise que son ancien poulain a quelques appréhensions quant à sa nouvelle carrière.

« Il était anxieux à propos des entrevues. C’est un garçon timide, humble et solitaire. Il est plus inquiet de prendre un appel d’un journaliste ou d’avoir à parler devant la caméra que du hockey à proprement parler », précise Alfie Michaud.

Se tailler une place dans la LNH n’est pas une mince affaire, mais l'entraîneur a confiance en son protégé.

« Le défi pour lui n'est pas seulement sur le plan physique. À la LNH, on attend des joueurs qu'ils résistent à la pression mentale, jour après jour. Tant qu’il maintient ce qu’on attend de lui sur le plan mental comme du côté physique, il devrait s’en sortir », conclut Alfie Michaud.

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