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Accusée de maltraitance, une éducatrice admet être « un peu rude »

Des enfants jouent avec des blocs en mousse.
Des enfants dans une garderie Photo: iStock
Yannick Bergeron

Une éducatrice de Québec accusée d'avoir maltraité une enfant jure n'avoir « jamais été violente », même si elle peut parfois être « un peu rude ».

Nicole D'Anjou-Delage a commencé à témoigner à son procès, mardi matin, au procès au palais de justice de Québec.

La femme de 69 ans est accusée de voies de fait graves, de voies de fait causant des lésions et de négligence criminelle.

Selon la poursuite, elle serait à l'origine des blessures subies par une petite de 8 mois dont elle a eu la charge à sa garderie en milieu familial, en décembre 2014.

Une médecin avait qualifié les blessures de l'enfant compatibles avec « un accident d'auto ou une chute de plusieurs étages ».

L'enfant dont les parents sont originaires de l'Afrique a séjourné moins de deux semaines chez l'accusée.

Nicole D'Anjou-Delage photographiée en compagnie de son avocat dans les couloirs du palais de justice de QuébecNicole D'Anjou-Delage Photo : Radio-Canada

Incidents

Nicole D'Anjou-Delage a affirmé mardi matin qu'elle avait dû intervenir après qu’une autre enfant eut frappé la victime avec une télécommande de télévision.

Elle allègue qu’un autre incident est survenu quelques jours plus tard, alors que le poupon était assis.

« Elle était portée à s'envoyer par en arrière », a souligné l'ex-gardienne, disant que la petite s'était alors cogné durement la tête.

À une autre occasion, c'est la mère de l'enfant qui « a échappé la tête de la petite sur le comptoir », alors qu'elle l'habillait, assure l'accusée.

Malade

Pendant son court passage à la garderie, la petite victime « ne filait pas, elle était maussade et ne voulait pas s'alimenter », selon la sexagénaire.

À deux occasions, elle devra pratiquer des techniques de réanimation sur la petite, mais ne composera pas le 911.

Elle s'est défendue d'être raciste, comme l'allègue la poursuite. Lors d'un entretien avec une enquêteure, elle aurait dit : « Je n'ai rien contre les Noirs, mais ils sont comme ça. Ils disent des mensonges. »

« Oui, j'ai pu dire ça », avoue-t-elle avant d'ajouter : « La plupart de mes amis sont des Noirs ».

Elle nie toutefois avoir dit à un parent lors de la fermeture de sa garderie qu'elle ne prendrait plus « des [sacre] de Noirs ».

La preuve est maintenant close et les avocats vont plaider mercredi.

Québec

Procès et poursuites