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La migration des chevreuils atteint Baie-Trinité

Un jeune cerf dans une forêt du Québec.
Un jeune cerf dans une forêt du Québec. Photo: iStock
Jean-Louis Bordeleau

Pourtant absents de la Côte-Nord il y a quelques décennies, les chevreuils continuent de migrer vers l'est de la région. Des individus ont été repérés dans le secteur de Baie-Trinité.

Dans les deux, trois dernières années, il y a quelques personnes qui croient avoir vu des pistes ou des animaux dans ce coin-là, confirme la biologiste du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, Catherine Ayotte. Ils semblent pouvoir aller jusqu'à Baie-Trinité.

Cependant, cette présence demeure marginale. Le ministère ne fait pas le suivi de la population de chevreuils, car leur nombre est trop faible. Pour l'instant, ce sont des cerfs qui sont plus isolés, ajoute Catherine Ayotte.

On n'a aucune idée du nombre de cerfs qui est présent.

Catherine Ayotte, biologiste du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs

Plus à l'ouest, tant en Haute-Côte-Nord que dans la Manicouagan, la population de chevreuils augmenterait cependant d'année en année. Mais, sans données fiables, il est impossible de prévoir si la population peut supporter une chasse.

Au Saguenay, la croissance de la population de chevreuils a pourtant permis l'ouverture d'une chasse en 2016.

Un chevreuil dans la neige.L'abondance de neige rend la vie difficile au chevreuil pendant la saison hivernale. Photo : Daniel Brassard

Le président des chasseurs et pêcheurs Manic-Outardes, André Boulianne, avance pour sa part qu'un premier chevreuil a été repéré dans un champ de fraisesdans le secteur de la pointe à Poulin, non loin de Baie-Trinité, il y a dix ans.

Les raisons de cette migration demeurent inconnues, selon la biologiste du ministère. On n'en a aucune idée, laisse-t-elle tomber.

Peut-être que parce ce que nos étés sont très chauds, le cerf, bien, il monte, suggère pour sa part André Boulianne. Mais [l'hiver], il se fait prendre. [...] Il n'est pas adapté pour ça du tout. Ç'a de petites pattes fines et ça n'a pas d'énergie.

André Boulianne avance aussi que les hivers très rigoureux et les quantités de neige depuis quelques années freinent la progression du chevreuil.

La migration du chevreuil suit celle de l'orignal, tout aussi historiquement absent de la Côte-Nord. Désormais, les orignaux prospèrent même en Basse-Côte-Nord.

Tout comme Catherine Ayotte, André Boulianne explique que les coupes forestières favorisent des conditions de survies des cervidés. On coupe les arbres matures et ce qui pousse, c'est du feuillu. Eux autres, c'est leur nourriture. Donc on laisse, du bois, sapins épinettes, ça fait un couvert forestier. À côté, bien, il a du feuillu pour se nourrir. C'est parfait pour lui.

Toute personne qui constate la présence de chevreuils sur la Côte-Nord est priée d'en avertir les agents de la faune.

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