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Pénurie de logements traditionnels à l’Anse-Saint-Jean

Les maisons et l'église sous la neige près de la rivière

Le village de l'Anse-Saint-Jean est calme en hiver.

Photo : Radio-Canada / Gilles Munger

Radio-Canada

La municipalité de l'Anse-Saint-Jean semble victime de son succès touristique. L'offre grandissante d'hébergement locatif temporaire, comme la plateforme Airbnb, fait diminuer le nombre de logements disponibles à long-terme, ce qui nuit à la rétention de personnel au sein des entreprises elles-mêmes vouées au tourisme.

Avec la popularité grandissante du tourisme à l’Anse-Saint-Jean, les propriétaires de résidences secondaires poussent comme des champignons dans la municipalité. Pour diminuer les coûts, plusieurs louent l’endroit aux visiteurs durant leur absence.

Le brasseur en chef de la microbrasserie la Chasse-Pinte, Mathieu Boily, explique que cette forme d’entreprise a sa raison d’être, mais il a dénoncé le revers pour les commerces locaux, en entrevue à Y’a des matins.

Airbnb est venu suppléer l’offre conventionnelle, mais on se retrouve avec un problème : les commerces ont dû grossir pour répondre à la clientèle grandissante, il faut engager du personnel de l’extérieur et on n’est plus capable de trouver du logement. On ne peut pas louer sur Airbnb, car le coût est exagéré par rapport au salaire qu’on est en mesure d’offrir, déplore-t-il.

On essaie de créer des emplois, mais si on n’est pas capable de loger les employés, on va être freiné dans notre croissance.

Mathieu Boily, brasseur en chef de la Chasse-Pinte

Il demande maintenant au conseil municipal prenne position rapidement pour, par exemple, cibler des zones où restreindre la location touristique, suggère-t-il.

Actuellement, les hébergements disponibles sur Airbnb peuvent être offerts n’importe où sur le territoire de l’Anse-Saint-Jean.

Casse-tête complexe

Le maire de l’Anse-Saint-Jean, Lucien Martel, répond qu’il est au fait du problème et admet que sa municipalité est victime de son succès.

Actuellement, le fait que les entreprises ont de la difficulté à recruter et doivent faire appel à des gens de l’extérieur de l’Anse-Saint-Jean, ça amène une demande accrue au niveau de l’hébergement. La problématique est particulière.

Lucien Martel, maire de l’Anse-Saint-Jean

Il ajoute que la situation est complexe et soutient que restreindre l’hébergement touristique à un secteur précis n’est pas si simple.

C’est une avenue qui n’est pas nécessairement équitable pour les gens d’un secteur par rapport à un autre qu’on priverait d’une manne touristique potentielle. Il n’y a pas de solution miracle, prévient Lucien Martel.

Entre-temps, pour contourner le problème, certaines entreprises ont décidé d’acheter elles-mêmes des résidences pour loger leurs employés.

Saguenay–Lac-St-Jean

Tourisme