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Les États-Unis veulent fabriquer le superordinateur le plus puissant de l’histoire

Une représentation de ce dont aura l'air le superordinateur Aurora, soit une rangée d'appareils noirs ressemblants à des réfrigérateurs.
Aurora sera le premier ordinateur de classe exaflopique des États-Unis, c'est-à-dire qu'il pourra effectuer un quintillion de calculs par seconde. Photo: Argonne National Laboratory
Radio-Canada

Le département de l'Énergie des États-Unis a annoncé (Nouvelle fenêtre) lundi qu'il allait fabriquer Aurora, un superordinateur qui pourrait bien devenir le plus puissant jamais conçu. La Chine, le Japon et la France sont toutefois aussi dans la course pour le même titre.

L’intention du département de l’Énergie est de faire d’Aurora le premier ordinateur américain capable d’effectuer 1 trillion (10 suivi de 18 zéros ou 1 milliard de fois 1 milliard) de calculs par seconde, soit 1 exaflop en langage informatique. Il faudrait que chaque personne sur terre puisse résoudre 140 millions de problèmes mathématiques chaque seconde pour que l'humanité puisse se mesurer à Aurora.

Ce superordinateur sera donc cinq fois plus puissant que Summit, le meilleur superordinateur actuel, et huit fois plus puissant que Sierra, le numéro deux mondial en la matière.

Un outil de recherche incomparable

La barre symbolique de 1 exaflop, appelée exascale en anglais, est un objectif que de nombreuses organisations cherchent à atteindre dans le monde, pour des raisons à la fois pratiques et politiques.

Un ordinateur de cette puissance pourrait en effet être très utile dans certains domaines de recherche. Des scientifiques pourraient notamment s’en servir pour créer des modèles informatiques plus précis et réalistes afin de mieux prédire les effets des changements climatiques. Ce genre d’opération nécessite une puissance de calcul gigantesque étant donné le très grand nombre de données à prendre en compte dans une simulation climatique à l’échelle terrestre.

Aurora pourrait aussi être utilisé pour calculer les interactions entre différentes molécules afin de mettre au point de nouveaux médicaments, pour simuler le fonctionnement de l’univers ou encore pour concevoir de nouveaux matériaux pour améliorer l’efficacité des piles ou des panneaux solaires.

Une course internationale

Le superordinateur sera conçu par Intel, en partenariat avec Cray et Argonne, et devrait coûter environ 500 millions de dollars américains. Il devrait voir le jour en 2021.

Les États-Unis espèrent que sa puissance sera suffisante pour compétitionner ou même rattraper le développement de superordinateurs d’autres pays. La Chine doit notamment dévoiler un superordinateur de classe exaflopique en 2020, tout comme la France. Le Japon devrait quant à lui présenter le sien en 2022.

Avec les informations de CNet, et The Verge

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