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L'Alberta déclenche des élections générales

« Mes amis, c'est le temps d'aller aux urnes », a lancé Rachel Notley en commençant son discours.

Photo : Radio-Canada

Simon-Pierre Poulin

La chef du Nouveau Parti démocratique de l'Alberta, Rachel Notley, annonce le déclenchement des élections. La campagne doit durer 28 jours, ce qui porte la date du scrutin au 16 avril.

La formation de Rachel Notley tentera de briguer un second mandat à la tête de la province. Elle dirigeait un gouvernement majoritaire depuis mai 2015.

Son principal adversaire dans la course, le Parti conservateur uni (PCU), est un nouveau parti issu de la fusion entre les deux principales forces de droite en Alberta : le Wildrose et le Parti progressiste-conservateur.

Dirigée par Jason Kenney, la formation politique commence sa campagne dans la tourmente. CBC News a révélé, samedi, que l'équipe de campagne de Jason Kenney aurait collaboré avec celle de son rival Jeff Callaway lors de la course à la direction du PCU, en 2017, pour discréditer leur adversaire commun, Brian Jean, ancien chef du Wildrose.

Le parti fait aussi l'objet d'une enquête de la GRC au sujet d'allégations de contributions financières illégales.

Lundi, la veille du déclenchement, le gouvernement néo-démocrate a donné le ton de sa campagne à venir à l'occasion du discours du Trône. Quatre priorités sont mises de l'avant : réduire les files d'attente dans les hôpitaux, diversifier l'économie, rendre la garde d'enfants moins coûteuse et poursuivre la réforme des contributions électorales.

Rachel Notley s’adresse aux électeurs conservateurs

Devant une foule de partisans, Rachel Notley a plus d’une fois rappelé le sérieux des allégations qui pèsent contre l’équipe de Jason Kenney, l’appelant à davantage de transparence. « Il a trahi son propre parti » a-t-elle lancé, demandant aux électeurs conservateurs de faire équipe avec elle « pour le bien de la province ».

« Le plan de Jason Kenney, c’est de donner les plus gros cadeaux fiscaux de l’histoire aux grandes compagnies », a-t-elle dit.

Son plan pour la diversification de l’économie : ignorer le problème. Pour la santé : privatiser. L'éducation : couper. Les infrastructures : les rendre payantes. Et la démocratie : la vendre, la briser et mentir.

Rachel Notley, chef du parti néo-démocrate

La chef néo-démocrate a profité de l’occasion pour souligner son bilan. Elle a, entre autres, vanté son engagement en matière de droits des femmes et la récente augmentation du salaire minimum à 15 $/h.

« Les emplois, l’économie et les pipelines »

Avec de la machinerie lourde en arrière-plan et des employés du secteur pétrolier à ses côtés, c’est dans un tout autre décor que Jason Kenney a lancé sa campagne. Le chef du Parti conservateur uni est arrivé à la conférence de presse au volant d’une camionnette aux couleurs de son parti.

Jason Kenney en conférence de presse devant des travailleurs munis de casques.

La campagne conservatrice s’articulera autour de ce que Jason Kenney identifie comme les principales préoccupations des Albertains : les emplois, l’économie et les pipelines.

Photo : Radio-Canada

D’emblée, il s’est présenté comme le candidat de l’emploi et de l’économie, en insistant sur la précarité financière des Albertains depuis l’élection de Rachel Notley. « Les Albertains sont pauvres, a-t-il dit, et c’est à cause des politiques des néo-démocrates. »

Le NPD nous a entraînés dans un gouffre financier, 100 milliards de dollars de dettes qui compromettent notre avenir et nos services publics.

Jason Kenney, chef du Parti conservateur uni

Il a blâmé Rachel Notley pour l’échec ou la stagnation des projets de construction de pipelines dans la province, d’Énergie Est à Keystone XL sans oublier, bien sûr, l’expansion du Trans Mountain.

En réponse aux attaques de Rachel Notley sur son éthique, Jason Kenney affirme que le NPD mène une campagne de distraction pour détourner l’attention du bilan économique de l’Alberta. Il soutient également que la controverse entourant l’affaire du candidat kamikaze n’aura aucun impact sur sa campagne.

D’autres partis politiques sont dans la course. Fondé en juillet par Derek Fildebrandt, un élu conservateur expulsé de sa formation par Jason Kenney, le Parti conservateur libre pourrait créer quelques surprises. Vendredi, Radio-Canada a appris que l’ancien chef du Wildrose, Brian Jean, conseillait le jeune parti.

Des options plus centristes s’offrent aux Albertains, comme le Parti libéral de l’Alberta et le Parti albertain. Une option souverainiste, le Parti de l'indépendance de l'Alberta, fait aussi son entrée dans l’arène politique pendant cette élection.

Le gouvernement avait jusqu'à la fin du mois de mai pour tenir des élections en vertu de la loi électorale.

Notre dossier sur les élections provinciales 2019 en Alberta

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