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  • Archives
  • Vers une industrie de l’érable au Québec

    C'est dans les années 70 que l'industrie de l'érable a véritablement pris son envol.

    Photo : Radio-Canada

    Radio-Canada

    Le Québec est le grand champion de la production du sirop d'érable. Les acériculteurs québécois assurent près des trois quarts de la production mondiale de cet or ambré. Pour en arriver là, ils ont d'abord dû s'organiser. Retour en archives dans les années 70.

    Ce reportage daté du 6 avril 1977 témoigne de la transition vers une commercialisation des produits de l’érable entreprise dans les années 70.

    Au bulletin de nouvelles Ce soir, l’animateur Bernard Derome présente un nouveau sigle permettant de distinguer le sirop d’érable pur du Québec.

    Le reportage qui suit dresse le portrait d’une industrie qui rencontre certaines difficultés : manque de main-d’œuvre, incertitude d’un revenu stable et adéquat et désintéressement.

    Comme l’explique la journaliste Lise Garneau, plusieurs producteurs ont décidé de se prendre en main devant cette situation.

    Quand on sait que le Québec entaille à peine 5 % de ses érables et que malgré tout, cette exploitation représente 60 % du marché mondial, ça vaudrait peut-être le coup de redonner aux producteurs le goût d'entailler les érables, d'améliorer leurs techniques d'exploitation et de mieux organiser la mise en marché de leurs produits.

    La journaliste Lise Garneau

    Pour éviter la stagnation, les acériculteurs doivent regrouper leurs énergies. Une augmentation des récoltes passent également par une industrialisation et un abandon graduel des méthodes plus artisanales.

    Dans la région du Témiscouata, certains producteurs se sont réunis en coopérative afin de mettre en place de nouvelles techniques de transformation et de mieux rentabiliser les produits de l’érable.

    Au Ministère de l’Agriculture du Québec, on réalise aussi le potentiel de l’industrie acéricole.

    Dans une érablière expérimentale à Victoriaville, des chercheurs testent des techniques et mécaniques plus efficaces pour accroître et améliorer la production du sirop.

    À travers ces nouveaux équipements et systèmes de collecte et d’évaporation, « l’aspect folklorique en perd un peu », comme l’exprime la journaliste.

    Néanmoins, « le Québec doit agir » s’il veut améliorer la mise en marché des produits de l’érable.

    Pour augmenter les ventes et les exportations, l’industrie doit s’organiser.

    Le gérant de Citadelle, un regroupement d’acériculteurs du Québec, explique que les produits de l’érable sont encore méconnus même au Québec.

    La journaliste Lise Garneau souligne également au passage l’Institut national du sirop d’érable, fondé en 1975, qui travaille à faire connaître le sirop d’érable et à le promouvoir.

    Dans les décennies qui suivront, d’autres organisations permettront de faire du Québec un chef de file mondial dans la commercialisation et la production acéricole.

    De nos jours, cette industrie représente 10 000 emplois à temps plein, 600 millions de dollars en retombées économiques et 44 millions d’entailles.

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