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L'usine de biométhanisation de Rivière-du-Loup produira du gaz comprimé

L'usine de biométhanisation produira d'ici quelques semaines du gaz naturel liquéfié.
L'usine de biométhanisation de Rivière-du-Loup (Archives) Photo: Radio-Canada / Patrick Bergeron
Julie Tremblay

Les actionnaires de l'usine de biométhanisation de Rivière-du-Loup annoncent la signature d'un contrat avec Énergir pour la production et la distribution de gaz naturel comprimé.

Pour ce faire, l'usine de biométhanisation n'abandonnera pas complètement le gaz naturel liquéfié, mais se concentrera principalement sur la production de gaz naturel comprimé puisqu'il représente un meilleur potentiel commercial.

Énergir achètera la totalité du gaz naturel comprimé qui y sera produit, ce qui représente des revenus potentiels de 2,5 millions de dollars annuellement, selon la Société d’économie mixte d’énergie renouvelable de la région de Rivière-du-Loup (SÉMER).

Qu'est-ce que le gaz naturel comprimé?

Le gaz naturel comprimé possède exactement les mêmes propriétés que le gaz naturel à son état gazeux. Il peut cependant être stocké à 300 fois la pression atmosphérique, ce qui en réduit d’autant le volume.

Source : Énergir

Des investissements de 2,3 millions de dollars seront toutefois nécessaires afin de permettre la production et la livraison du gaz naturel comprimé. Ils seront assumés par Énergir et la SÉMER.

On produit du biométhane liquéfié, il faut faire des modifications pour aussi produire du gaz naturel comprimé [...] ce qui fait en sorte qu'on va pouvoir augmenter significativement nos revenus, explique Éric Tremblay, président de Terix-Envirogaz.

Comme on cherche une rentabilité rapide, c'est là-dessus qu'on va miser.

Éric Tremblay, président de Terix-Envirogaz, promoteur du projet
Le promoteur de l'usine de biométhanisation, Éric TremblayLe promoteur de l'usine de biométhanisation, Éric Tremblay Photo : Radio-Canada / Patrick Bergeron

Le déficit de l'usine de biométhanisation est de 100 000 $ par mois, actuellement, ce qui représente environ 5,2 millions de dollars depuis le début du projet, selon Michel Lagacé, président de la SÉMER.

Des comptes demandés

Depuis plusieurs mois, des citoyens de Rivière-du-Loup demandaient des comptes au sujet de l'usine de biométhanisation.

L'usine devait produire du gaz naturel liquéfié à partir de résidus organiques, mais différents problèmes techniques l'ont empêchée de le faire.

Chaque fois qu'on part, on pense que c'est la bonne, puis il arrive un pépin. Et après ça, ça prend trois mois avant de pouvoir recommencer, explique Éric Tremblay, qui précise que le processus pour en arriver à la production de gaz est très complexe.

Le président de la SÉMER, Michel LagacéLe président de la SÉMER, Michel Lagacé Photo : Radio-Canada / Patrick Bergeron

Le président de la SÉMER, lui, affirme qu'il faut continuer d'être patient puisque l'usine de biométhanisation est un projet qui n'existe pas ailleurs.

Nous sommes les seuls à traiter les matières organiques et le gaz émanant d'un lieu d'enfouissement technique en un seul et même lieu.

Michel Lagacé, président de la SÉMER

On y intègre quatre procédés complexes, ce qui est unique au monde. Ça nécessite donc de l'investissement et de la patience, rappelle M. Lagacé.

La mairesse de Rivière-du-Loup, Sylvie Vignet, estime que la population doit poursuivre ses efforts de compostage afin de pouvoir fournir l'usine de biométhanisation et assurer sa rentabilité.

On doit cesser l'enfouissement de toutes nos matières d'ici 2020, on va y arriver.

Sylvie Vignet, mairesse de Rivière-du-Loup

L'usine de biométhanisation devrait être en fonction d'ici la fin de 2019, a affirmé la mairesse.

Avec la collaboration de Patrick Bergeron

Bas-Saint-Laurent

Environnement