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Un programme d’immigration veut attirer les entrepreneurs dans le nord de la C.-B.

Vue de la ville de Prince George en Colombie-Britannique et de ses papetières.

Plus de 30 municipalités de moins de 75 000 habitants, dont Prince George, ont soumis leur nom pour faire partie du projet pilote qui va attirer des nouveaux arrivants qui veulent se lancer en affaires en Colombie-Britannique.

Photo : Radio-Canada / Simon Charland-Faucher

Radio-Canada

Le programme pilote « Entrepreneur Immigration Regional », qui a pris son envol à la mi-mars, souhaite soutenir les entrepreneurs qui veulent s'installer en Colombie-Britannique et les soutenir dans l'obtention de leur résidence permanente.

L’objectif avoué de ce programme est d’attirer des gens d’affaires de partout dans le monde et de les attirer dans des communautés rurales, mais un expert remet en doute son efficacité.

« Le problème, c’est que la majorité des gens choisissent de s’établir dans les villes plus importantes en population pour investir et se lancer en affaires », estime le professeur au département de sciences politiques de l’Université Simon Fraser Sanjay Jeram.

Selon la province, ce programme aidera les plus petites communautés à atteindre leurs besoins en développement économique et à stimuler les investissements en dehors des grands centres urbains.

Le projet pilote prête main-forte aux immigrants qui souhaitent lancer une affaire et s’installer dans des communautés de moins de 75 000 habitants. Ces immigrants peuvent faire une demande pour la résidence permanente après deux ans.

Plus de 30 municipalités participent à ce programme, dont Mackenzie, Prince George, Quesnel, Burns Lake, Terrace et Tumbler Ridge.

Un manque de données qui soulèvent des doutes

Selon Sanjay Jeram, il y a un manque de données autour des programmes comme celui-ci, notamment des informations qui permettent de savoir où les participants finissent par s’établir.

Il craint d’ailleurs que, sans un programme d’intégration rigoureux dans la communauté, ce projet ne soit pas suffisant pour convaincre les entrepreneurs étrangers à rester dans une communauté rurale.

« Une fois leur résidence permanente obtenue, rien n’empêche ces gens de se déplacer, explique le professeur. On peut seulement espérer que ce projet fonctionne, mais il n’y a aucune garantie. »

Un réseau d'intégration solide

Le ministère de l’Emploi, du Commerce et de la Technologie confirme que des mesures sont en place pour s’assurer que les nouveaux gens d’affaires sont bien intégrés, notamment des visites sur place.

Ainsi, ces personnes doivent consacrer 75 % de leur temps dans la communauté lorsqu’elles mettent sur pied leur commerce.

Sanjay Jeram croit que la manière la plus efficace d’intégrer les nouveaux arrivants dans leur communauté est d’avoir un réseau d’intégration solide. Cette intégration peut se faire à l'aide de cours d’anglais, d’agents de liaison qui aident à intégrer les enfants dans leur nouvelle école ou de personnes qui aident les nouveaux arrivants à faire du bénévolat.

Avec les informations de Radio-Canada avec CBC

Colombie-Britannique et Yukon

Entrepreneuriat