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Un jumelage pour s'ouvrir à la diversité

Un jumelage pour s'ouvrir à la diversité
Jean-Pierre Perouma

Colette Schoonbroodt et Arthur Gélinas sont jumelés à Davy Djogo et Mouctar Amath tous deux originaires de la République Centre-Africaine. Depuis plus d'un an, les quatre amis se rencontrent, échangent et tissent des liens. Ils nous invitent à leur table et nous racontent la richesse des échangent qui les nourrit.

Prendre rendez-vous avec Colette, Arthur, Davy et Mouctar, c’est prendre rendez-vous avec une bonne humeur contagieuse. L’atmosphère est joviale, les échanges riches et teintés de rires. Colette et Arthur ont préparé du thé et des biscuits, les garçons — Davy et Mouctar — aident à la mettre la table. Un ballet ménager qui semble chorégraphié et se danser au rythme des discussions.

Au premier plan une tasse de thé et des gâteaux, et au second plan Colette et Davy assis sur un canapé.Le partage se fait autour d'un thé et de gâteaux. Au second plan, Colette et Davy. Photo : Jean-Pierre Perouma

La confiance comme socle d’une relation entre jumeaux

Forcés de quitter leur République Centre-Africaine d'origine, Davy et Mouctar sont arrivés à Rimouski, en février 2018, en tant que réfugiés. Colette et Arthur étaient alors bénévoles à l'accueil de nouveaux arrivants. C’est comme cela que la première rencontre s’est faite. Le jumelage a été comme une officialisation d’une relation de confiance qui s’est créée dans les premières rencontres.

Tout commence par la confiance pour s’ouvrir.

Davy Djogo
Davy Djogo, réfugié centre-africain, porte un regard pertinent sur le métissage des cultures. Davy Djogo, le regard porté vers l'avenir. Photo : Jean-Pierre Perouma

Les quatre amis le soulignent, la relation de confiance rassure et permet de créer des liens qui incitent au partage et aux échanges. Ils parlent de cuisine, de culture et des religions. Car oui, le quatuor est composé d'univers spirituels différents : catholique, musulman, protestant et athée. Cela a nourri la curiosité de Colette : on a des discussions sur nos religions, notre rapport à la communauté […] moi ça m’enrichit et j’apprends. Un constat partagé par les autres.

Colette Schoonbroodt souriante et regardant de côté. Colette Schoonbroodt, une jumelée heureuse. Photo : Jean-Pierre Perouma

Rire des différences

Arthur lui, a privilégié l'humour pour entrer en relation avec les nouveaux arrivants. L’humour, c’est un moyen pour reconnaître les différences, un moyen de ne pas faire une montagne de ces différences. L’humour c’est dire : comment est-ce que l’on peut mutuellement s’adapter. Arthur précise que c’est un humour qui ne ridiculise pas, mais qui met de la légèreté et qui dit : on n'est pas si différents. Colette, Davy et Mouctar vont dans le même sens. Il faut rire des différences dans les modes de communication, les relations entre les personnes. L’humour permet alors de dédramatiser et de faciliter le passage des informations.

Arthur Gélinas, un homme de face avec des lunettes. Arthur Gélinas, l'humour pour entrer en relation et la consolider. Photo : Jean-Pierre Perouma

« C’est juste la culture qui est un peu différente »


Des différences entre les quatre amis, il y en a. Selon Mouctar, c'est de là que naissent les meilleurs échanges. L’essentiel est dans le respect des discussions et l’enrichissement que chacun en retire. La formule est alors « gagnant-gagnant ». Mouctar utilise une formule qui peut sembler clichée nous sommes tous des êtres humains, mais force est de constater qu'au fil des rencontres et de ses expériences, cette formulation prend tout son sens.

Mouctar Amath, sourit doucement Mouctar Amtah, pour qui le jumelage c'est de « rencontrer des êtres humains » . Photo : Jean-Pierre Perouma


Selon Arthur, le jumelage est un programme du ministère de l’Immigration du Québec qui se traduit par la mise en relation de gens d’ici avec des gens qui arrivent au niveau de programmes pour réfugiés. Puis chacun tisse sa relation à l’autre selon les disponibilités et la personnalité de chacun. Selon Colette, il y a un dénominateur commun, c’est d’être ouvert.

Les mains de personnes d'origines différentes, Colette, Mouctar, Davy et Arthur. Les mains tissées serrées de Colette, Arthur, Mouctar et Davy, symbole de leur relation. Photo : Jean-Pierre Perouma

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