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Les enseignants suppléants se font rares à Terre-Neuve-et-Labrador

Des élèves en classe.
La pénurie touche toutes les régions de Terre-Neuve-et-Labrador et les centres urbains autant que ruraux. Photo: iStock
Radio-Canada

La pénurie d'enseignants suppléants que connaissent d'autres provinces a rattrapé Terre-Neuve-et-Labrador. Il en manque dans toutes les régions, selon le conseil scolaire de langue anglaise.

Le conseil a lancé un appel à d’éventuels candidats dans les médias sociaux, plus tôt ce mois-ci.

Selon le président de l’Association des enseignants de Terre-Neuve-et-Labrador, Dean Ingram, telle pénurie n’avait pas été vue depuis longtemps. Elle touche autant les petites que les plus grandes écoles, précise-t-il.

On la voit de plus en plus dans les centres urbains ou semi-urbains. 

Il a récemment reçu un courriel d’une école de la région de Saint-Jean qui n’avait pas réussi à trouver d’enseignant suppléant, un jour en particulier.

Lorsque ces enseignants ne sont pas disponibles, l’horaire des écoles doit être modifié. Et il y a un effet d’entraînement dans tout le système!

Dean Ingram, président de l'Association des enseignants de Terre-Neuve-et-Labrador
Dean Ingram, président de l'Association des enseignants de Terre-Neuve-et-Labrador, en entrevue.Dean Ingram, président de l'Association des enseignants de Terre-Neuve-et-Labrador, incite la province à améliorer les salaires et avantages sociaux des enseignants et de leurs remplaçants pour faciliter le recrutement. Photo : CBC/Eddy Kennedy

Un effet boule de neige

Par exemple, des classes doivent être combinées lorsqu’on ne réussit pas à trouver de suppléant. Des membres du personnel qui ne sont pas affectés aux salles de classe en temps normal – les directeurs et directeurs adjoints, les conseillers scolaires, les enseignants ressources – peuvent être appelés à enseigner, ce qui les éloigne de leurs tâches normales. Et des enseignants doivent parfois sacrifier leur travail préparatoire pour superviser la classe d’un collègue.

La pénurie la plus aiguë de suppléants touche les classes d’immersion française, précise M. Ingram.

L’une des solutions consiste à faire appel à des enseignants à la retraite, mais cette solution ne répond pas à tous les besoins. Dans certaines régions plus éloignées, des écoles doivent se résoudre à faire appel à des remplaçants non qualifiés qui ne font que surveiller les classes privées de leur enseignant.

Une pénurie à géométrie variable, selon le conseil scolaire

Le conseil scolaire de langue anglaise reconnaît que la pénurie est sérieuse et touche maintenant des centres plus importants comme Saint-Jean. Il précise toutefois par courriel que le besoin de suppléants est très variable au cours d’une année scolaire. Il est plus grand lors de la saison de la grippe et des journées de perfectionnement des enseignants.

Selon le district scolaire, l’appel lancé dans les médias sociaux la semaine dernière a eu un certain succès : une vingtaine de candidats se sont montrés intéressés à faire de la suppléance.

Dean Ingram juge toutefois que les autorités scolaires devraient mettre plus d’accent sur le recrutement et la rétention des enseignants. Il connaît des collègues qui se sont laissés tenter par des postes en Alberta et en Colombie-Britannique, deux provinces qui ont mené des campagnes de recrutement dynamiques ces dernières années.

Il estime que la province pourrait mieux retenir ses enseignants et attirer des suppléants en améliorant leurs salaires et leurs conditions de travail.

Avec les informations de Bernice Hillier

Terre-Neuve-et-Labrador

Emploi