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Réduction des heures de travail de 70 techniciens de Bell

Le logo de Bell à l'extérieur d'un commerce à Ottawa
Le logo de Bell à l'extérieur d'un commerce à Ottawa Photo: Reuters / Chris Wattie
La Presse canadienne

Les heures de travail d'environ 70 techniciens de Bell au Québec et en Ontario ont été réduites, ont indiqué, lundi, Bell et le syndicat Unifor, qui représente notamment ces travailleurs.

Ces techniciens sont classés dans la catégorie des travailleurs à temps partiel, mais ils travaillaient régulièrement 40 heures par semaine.

Si on regarde au cours des 25 dernières années, ces gens-là ont toujours été à 40 heures par semaine. Pourquoi à ce stade-ci faire des coupures, lorsqu'il y a quand même beaucoup de travail à faire?

Renaud Gagné, directeur québécois d'Unifor, syndicat affilié à la FTQ

La diminution du nombre d'heures serait même de moitié, déplore M. Gagné. « L'impact sur ces salariés-là de réduire à deux jours et demi leur paie ou leur temps de travail est majeur pour eux : l'hypothèque, l'automobile, l'épicerie, les études. Il n'y a rien de très intéressant là-dedans », a-t-il dit.

Du côté de Bell, on mentionne qu'il s'agit d'un « ajustement de la charge de travail des employés à temps partiel, basé sur l'évolution de la demande des clients ».

Bell assure que ces réductions sont faites en tout respect des règles.

C'est un ajustement entièrement couvert par la convention collective. En fait, les heures de travail de ces employés continueront de dépasser les exigences de la convention.

Bell

Bell note aussi qu'elle emploie des milliers de techniciens au pays. Ces 70 employés à temps partiel servent les principales entreprises clientes.

Renaud Gagné craint qu'il s'agisse d'un mouvement de fond, soit le recours à la sous-traitance avec des employés non syndiqués et moins bien rémunérés.

« Un coup que tu ouvres la porte, pourquoi ne pas faire la même chose avec la balance? C'est pour ça qu'on veut le dénoncer à ce stade-ci. On dénonce pour ceux qui sont affectés, mais on dénonce aussi d'autres qui pourraient venir », a-t-il ajouté.

Bell réitère au contraire son engagement à développer ses services au pays. « Il est important de noter que Bell a considérablement augmenté son nombre de techniciens syndiqués au cours des dernières années afin de soutenir notre réseau de fibre optique ainsi que l'expansion de nos services », a conclu la direction.

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