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Besoin de psychiatres et de pédopsychiatres en région

L'hôpital de Chicoutimi

L'hôpital de Chicoutimi

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La région manque de psychiatres. Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Saguenay-Lac-Saint-Jean doit aussi mettre les bouchées doubles pour recruter d'autres spécialistes.

Dix psychiatres et trois pédopsychiatres supplémentaires seraient requis pour combler les besoins. La situation fait en sorte que les délais s’allongent pour les patients. En psychiatre, la spécialité où les besoins sont les plus criants, ceux-ci peuvent attendre jusqu'à six mois avant d'avoir un rendez-vous.

Nous avons des démarches assez sérieuses qui sont entreprises avec des candidats potentiels, des visites aussi qui sont à venir. On a bon espoir de recruter dans les prochains mois.

Joëlle Savard, porte-parole du CIUSSS

Dans un monde idéal, la région aurait également deux radiologistes et un hémato-oncologue de plus.

Toutefois, la direction du CIUSSS précise que les médecins mettent les bouchées doubles pour répondre aux besoins. Leur tour de garde revient plus souvent et des plages horaires ont été ajoutées pour certaines spécialités. Les cas urgents sont traités en priorité.

Il y a une très bonne collaboration, autant des équipes médicales que des professionnels, mais c'est certain que ça peut avoir des impacts sur les délais d'accessibilité aux services, convient Joëlle Savard.

En mode recrutement

Le CIUSSS s'active déjà à recruter des médecins spécialistes, qu'ils soient sur les bancs d'école ou déjà en pratique.

Doyenne associée au campus de médecine de Saguenay, Sharon Hatcher explique que, pour faciliter le recrutement, il faut faire découvrir la région aux professionnels.

Sharon Hatcher devant le logo de Radio-Canada en entrevue.

La doyenne associée au Campus de médecine de Saguenay, Sharon Hatcher

Photo : Radio-Canada

La présence de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) est d'ailleurs un atout. Plus des deux tiers des 650 médecins du réseau de la santé s'y impliquent et une centaine y enseigne.

On a fait des entrevues chez les médecins dans notre région au sujet des facteurs de rétention et de recrutement. Le fait de pouvoir enseigner, même s'ils ne sont pas eux-mêmes des anciens de notre université, ça les attire. Il y a aussi le plein air et la qualité de vie, note la doyenne associée au campus de Saguenay, lequel fait partie de la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l’Université de Sherbrooke.

Le tiers des spécialistes qui sont passés par l'UQAC pratiquent maintenant au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

D’après les informations de Mélissa Savoie-Soulières

Saguenay–Lac-St-Jean

Médecine